Apprendre mieux

Un blog de Bernard Lamailloux – ingénierie pédagogique et artistique

Archives mensuelles de “février, 2010”

Un match de foot vu par quelqu’un qui n’aime pas ça…

J'aime pas le footAussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été complètement indifférent au football, et en même temps toujours au milieu des footeux.

Cela a commencé à l’école… Les instits, et plus tard les profs de gym, quand ils voulaient nous faire plaisir et avoir la paix pour une heure, nous disaient « Bon, ben vous n’avez qu’à faire un foot ! ».

A ce moment-là, tous mes camarades sautaient de joie, et moi je pensais « tu parles d’une poisse »…

En effet un gamin qui ne joue pas au foot finit toujours par s’entendre dire « bon, ça fait rien, on va te mettre dans les bois (ça voulait dire que j’allais être le gardien de but, poste détesté de la plupart des autres joueurs, allez savoir pourquoi).

J’ai donc passé pendant mes plus belles années des heures à me morfondre dans ma cage, sans arriver à me sentir le moins du monde concerné par ce qui se passait, sil l’on excepte les fois où j’entendais un boulet de canon siffler à mes oreilles, invariablement suivi une seconde plus tard par une poignée de types vociférant et gesticulant, bouches tordues et mimiques simiesques, manière bien particulière  de me signifier qu’il était pourtant facile à arrêter, celui-là…

j'aime pas le footUne fois, j’étais en terminale, mes potes m’ont convaincu d’aller assister à un match… c’était à Marseille, au stade vélodrome, en 1974 probablement… non seulement je me suis ennuyé à mourir, mais en plus les deux seules fois où je regardais ailleurs j’ai vu tout le monde se lever tout autour de moi, pour comprendre quelques secondes plus tard (décidément !) que la baballe était dans les bois, donc.

Je me suis bien jure de ne jamais y retourner, comme on peut l’imaginer. Aujourd’hui c’est mon fils aîné qui se passionne pour le foot, et particulièrement pour les rencontres disputées par cette fameuse Olympique de Marseille (l’OM, quoi)… apparemment cette équipe bouge encore, bien que j’aie depuis une sacrée lurette cessé de m’intéresser à ses exploits.

Et puis tout récemment je suis (re)tombé sur un passage de livre qui à mes yeux traduit à merveille mon sentiment d’extraterrestre par rapport à beaucoup de sports en général , et à celui-ci en particulier :


Je pensais à une promenade, le long des quais et à l’un de ces restaurants feutrés comme on en voit dans les films, des maîtres d’hôtel doucereux auraient été les complices de notre intimité …

Dès qu’elle m’a aperçu, elle a brandi deux rectangles de papier bleuté qui se sont révélés être les billets permettant d’assister à une partie de football. C’est un jeu qui se joue avec un ballon en le frappant avec les pieds.

Nous nous y rendîmes.

Lorsque nous pénétrâmes dans les lieux, le béton vibrait. «Parc des Princes », pas de parc et plus de princes, mais c’est ainsi, environ trente milliers de personnes hurlantes, surtout un rougeaud derrière qui, le départ, a affirmé avec une force incroyable que l’arbitre n’avait pas de couilles. Étant donné la distance laquelle ils se trouvaient l’un de l’autre, cette affirmation ne pouvait relever que de la plus haute fantaisie. Il l’a pourtant proclamée une bonne centaine de fois durant la partie avec un entêtement admirable.
L’équipe en bleu était locale et j’ai pensé un instant ils étaient plus nombreux sur le terrain, mais Cécilia m’a expliqué que la chose était interdite. Simplement ils devaient courir plus vite. C’étaient «les Saint-Germain », ils m’ont paru courir vite en effet, mais pour peu de chose, tous ces jeunes gens semblaient guillerets mais un peu chiens fous alors que les rouges devant eux répugnaient manifestement à bouger.

Cécilia les soutenait car elle m’apprit qu’ils étaient bretons. Ils pratiquaient la tactique du menhir. Pendant l’entracte, qui s’appelle mi-temps, nous avons acheté sandwiches avec du saucisson et des bouts de salade fripée qui sortaient du pain. Les maîtres d’hôtel obséquieux étaient de sortie.

Ça a recommencé. Tout de suite le béton qui vibrait a tremblé et je me suis retrouvé seul assis. J’ai vu les fesses du type devant qui tressautaient de joie. 1 à 0 les bleus. J’ai dit à Cécilia que les rouges n’allaient pas se laisser faire et je pense qu’elle m’a été reconnaissante de cette preuve d’intérêt. Je ne me suis d’ailleurs pas trompé car, quelques minutes après, un Breton qui n’avait l’air de rien, a sauté en l’air et paf! Un but.

Silence total dans le stade. Cécilia jubilait. Je me suis penché vers elle et je lui ai chuchoté :
– Il leur faut un ailier de débordement pour effectuer des centres en retrait.
J’ai vu ses yeux s’arrondir, elle s’est reculée sur son siège pour m’examiner plus facilement dans ma totalité, et elle a proféré :
– Mais j’étais persuadée que tu n’y connaissais rien.
J’ai baissé le regard, modestement.
– J’ai joué un peu, autrefois …

J’avais retenu cette phrase de haute tactique proférée quelques minutes auparavant par le monsieur qui émettait sur l’intégrité physique de l’arbitre des réserves sérieuses. Il est extrêmement agréable de se sentir être stupéfiant pour quelqu’un.

Finalement les deux équipes en sont restées au 1 à 1. En quittant nos places nous avons échangé quelques remarques bien frappées sur le peu d’envergure du match, j’ai précisé qu’il eût été préférable que l’arbitre possédât des couilles. Elle a été sur ce point tout à fait d’accord avec moi. Une grande soirée.

Dans le taxi, je lui ai fait jurer que ce serait la dernière. Je déteste toutes les formes de sport, aucune n’échappe à ma vindicte et, dans cette haine générale, le football occupe une place de choix.

Belles galères, un livre de Patrick Cauvin

Patrick Cauvin – Belles galères, Livre de Poche, 1993, P. 101 & suiv.

Un missile découvert dans un fossé près de Bourges

Photo d'un missile Mistral

Vu de loin on dirait un peu un stylo...

Source : AFP pour Voila.fr

France 17/02/2010 10:23

Un missile Mistral récent et non-explosé a été découvert mardi par un promeneur dans un fossé aux abords d’un village des environs de Bourges, selon une information parue mercredi dans le Berry Républicain.

« Une enquête de gendarmerie a été diligentée pour déterminer d’où vient ce missile, de quel type exact il est, depuis quand il est dans ce fossé et s’il est toujours actif », a indiqué un porte-parole du ministère de la Défense.

Le missile a été découvert près de la localité de Sainte-Thorette, à 15 km au sud-ouest de la capitale berrichonne.

Missile sol-air ou air-air de courte portée propulsé par un moteur, le Mistral mesure environ 1,80 m et pèse une vingtaine de kilos.

Il est assemblé à Bourges par MBDA, filiale du groupe européen d’aéronautique et de défense EADS.

Cette société, qui dispose également d’un centre d’études et d’essais de propulsion dans la région, a indiqué mercredi ne pas souhaiter communiquer à ce stade sur ce dossier.

Le maire de la localité, Emmanuel de la Fouchardière, s’est pour sa part dit interloqué par cette découverte. « Comment peut-on perdre un tel engin? »,  s’est-il interrogé.

Le cerveau humain ne peut pas gérer plus de 150 amis à la fois

Chat de Geluk devant son ordiOn ne peut pas être ami avec tout le monde !!

Lu dans La Tribune de Genève du Vendredi 5 Février 2010 le cerveau humain ne peut pas gérer plus de 150 amis à la fois !
C’est la conclusion d’une très sérieuse étude d’un professeur d’Oxford : Robin Dunbar, c’est son nom, s’est penché sur les réseaux sociaux, en particulier sur Facebook et affirme que posséder plus de « 150 amis » est ingérable… Le néocortex du cerveau, dit-il, n’a pas la capacité de faire au-delà, il ne peut pas entretenir un lien social avec plus de 150 personnes…

Bénéfique Manuscrit…


Il n’y a pas d’idée philosophique, si profonde ou si subtile soit-elle, qui ne puisse et ne doive s’exprimer dans la langue de tout le monde (Henri Bergson).

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Je voudrais vous parler aujourd’hui de « Maléfique manuscrit ! », un roman de Marie Agostini.

Marie Agostini est philosophe, enseignante et chercheuse. J’ai eu la chance d’assister à une de ses interventions en 2009 (j’en ai parlé dans un autre blog).

Elle anime également des ateliers de philosophie pour enfants dans une classe de CM2. Comme elle l’écrit elle-même, « Ces ateliers […] représentent un moment où les enfants ont la parole, où ils peuvent s’exprimer librement, où ils peuvent s’affirmer en tant qu’individus et sortir de l’indifférenciation générale dans laquelle ils sont noyés. C’est un espace où ils peuvent poser et identifier les problèmes que leur pose l’existence et y chercher une solution qui leur soit propre. » (source : http://www.mariedemarseille.com/atelier.html )

Pour elle, écrire des romans pour de jeunes lecteurs est une conséquence logique de son engagement.

Maléfique manuscrit !, son premier roman, a été publié par la maison d’édition « Rouge Safran ». (Illustration de Laurent André). Il est sorti en septembre 2009.

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Alors que sa classe visite le Préau des Accoules, à Marseille, Lou Valesca, une adolescente au caractère bien trempé, découvre le cadavre d’un homme : un certain Moreau, professeur d’histoire. Celui-ci semble avoir consacré ses recherches à un manuscrit inédit du XVIème siècle.La découverte de ce manuscrit serait-elle le mobile du meurtre ?

Ses amis, Chloé, petite scientifique en herbe, et Arthur, amateur d’histoire au cœur tendre, décident d’aider Lou à élucider ce meurtre.

Leur enquête les conduit à s’intéresser à l’histoire de la Provence et, plus précisément, à la période de la Renaissance.

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Avec mes deux plus jeunes enfants, nous avons  vraiment adoré ce livre à l’intrigue très prenante et aux personnages particulièrement attachants. Et en prime, nous avons appris beaucoup de choses !

Parlons de la place de Lenche, pour commencer. J’ai un peu connu cette place (quartier du Panier, à Marseille), dans une autre vie, surtout pour y jouer de la musique : c’était dans les années 1975-1980, un de mes amis musiciens avait l’habitude d’y jouer tous les soirs pour les clients des bars et restos de la place, il jouait de la guitare pour accompagner sa copine, qui poussait la chansonnette et passait le chapeau parmi l’assistance à la fin. Ensuite, la tournée finie, ils se produisaient tous les deux dans une espèce de café-crêperie pourvu d’un sous-sol au plafond magnifique, tout en voûtes et pierres apparentes, toujours sur cette place de Lenche (pas loin du théâtre). A la fin de leur prestation (c’est-à-dire au petit jour, le plus souvent), ils étaient payés « au bouchon », c’est-à-dire au nombre de bouteilles de cidre consommée par les « clients spectateurs ».

Pendant une semaine, mon ami ayant contracté une angine, je suis allé le remplacer pour qu’il puisse conserver son revenu et surtout sa place (en effet, en l’absence du barde habituel, les partons de bistrot ne s’encombraient pas trop de scrupules, et avaient tendance à dire oui au premier guitariste va-nu-pieds se présentant devant leur boutique à l’heure où ça rapporte, celui-ci devenant ipso facto le nouveau « titulaire », si l’on peut dire…)

Je me suis donc mis en devoir de jouer les guitaristes intérimaires pour la copine de mon ami (le temps que celui-ci se refasse une santé), c ‘est dire si j’ai eu l’occasion de parcourir la place de Lenche dans tous ses recoins ! Eh bien en lisant ce livre j’ai appris une chose qui m’a beaucoup touché : il se trouve que cette place n’est ni plus ni moins que… l’ancien agora de Marseille ! Bon, je sais, aujourd’hui, cette information figure certainement quelque part sur la place elle-même, mais justement, j’ai grandi à Marseille, j’habite maintenant à 70 kilomètres de cette ville, mais jamais je n’y suis retourné « en touriste »… Je prends d’ailleurs a résolution de réparer cet oubli !

Dans le livre de Marie il y a plein de passages qui valent leur pesant d’or : les réflexions des enfants, par exemple, m’ont parfois fait hurler de rire, comme lorsqu’ils s’offusquent des questions archi barbantes dont les profs ont parfois le secret (…quand ces profs s’ingénient à rendre ennuyeuses les choses les plus passionnantes). Alors que nos petits héros se demandent pourquoi il ne vient jamais à leurs enseignants d’en poser de toutes bêtes, de questions, comme (je cite Marie) « A quelle heure commencent les épisodes des Simpson ? ». C’est bien simple: mes propres enfants (qui pourtant ne manquent pas de ressources) n’auraient pas trouvé mieux… D’ailleurs je soupçonne fortement la jeune dame d’avoir piqué cette phrase à un de ses élèves au cours d’un de ses  ateliers…

Dans un même ordre d’idées,  la question de savoir pour quelle raison nous apprenons l’histoire quand nous sommes à l’école  est soulevée dans un passage de ce livre. Eh bien Marie place cette réponse, tout à la fois percutante et ingénue, dans la bouche d’un de ses petits héros : « On apprend l’histoire pour pouvoir sortir la date de Charlemagne au Trivial Pursuit ». Quand je vous dis que ça vaut son pesant d’or…

Tout le reste est à l’avenant… on comprend tout de suite qu’on a affaire à une personne qui s’intéresse vraiment aux autres… C’est terrible, mais je me souviens très bien qu’un de mes professeurs de lycée nous avait dit en début d’année « Je sais très bien que j’ai parfois l’air de sortir d’un vieux cadre poussiéreux… eh bien soit, qu’à cela ne tienne, j’assume parfaitement, vous me verrez donc sortir quelquefois de mon vieux cadre poussiéreux. C’est ainsi ».

Marie Agostini, quant à elle, tout en poursuivant son activité de recherche en philosophie et en sciences de l’éducation, n’est absolument pas en-dehors de ce qu’on appelle la vraie vie et les vraies gens, contrairement à ce que j’ai pu constater avec effroi  chez quelques-uns de ses congénères. Pour nous faire toucher du doigt (ainsi qu’aux enfants dépeints dans le roman) la notion de « nous ne sommes jamais sûrs à cent pour cent de ce qui est réel et de ce qui ne l’est pas »… pour nous faire mieux comprendre cette notion, donc, elle n’hésite pas à faire référence au film Matrix !

Je dois hélas à la vérité d’avouer avoir côtoyé nombre de savants de broussaille qui feraient à coup sûr des mines de chat offusqué en constatant qu’un enseignant peut avoir recours à des « références aussi triviales ». C’est que, que du haut de leur suffisance, ils n’ont rien compris à ce qui fait l’essence des choses, alors qu’à mes yeux Marie est tout simplement tombée dedans quand elle était petite, pour ne plus jamais en ressortir depuis.

Dans cet ouvrage, nous apprenons aussi énormément de choses sur l’histoire de la Provence (par exemple, la cathédrale de la Major, que dans mon enfance nous appelions « la grosse abeille » à cause de ses rayures pas vraiment décoratives, a été construite sur l’emplacement d’une cathédrale plus ancienne, comme en témoignent les quelques fragments de mur en calcaire rose de La Couronne qu’on peut y trouver).

La philosophie y occupe bien entendu une place de choix. Le mythe de Teuth, dont j’ai déjà parlé ici à propos du développement d’internet, y est par exemple présenté d’une manière accessible et attrayante.

Enfin, cette histoire est parsemée d’un certain nombre de débats de classe (ah… on sent bien que c’est du vécu !) qui sont autant d’occasions de soulever des questions qui à mes yeux vont très loin, mais – toujours pareil – sans jamais avoir l’air d’y toucher.

Normal : chez les vrais artistes, l’effort et le travail ne se voient jamais !

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