Apprendre mieux

Un blog de Bernard Lamailloux – ingénierie pédagogique et artistique

Archives mensuelles de “octobre, 2012”

Apprendre mieux ? (découverte de la grande galaxie du mieux-apprendre)

Que sait-il de l’amour, ton cerveau, pauvre Luis ? Rien. Il sait, par ouï-dire, que l’amour existe mais il ne sait pas le goûter. Que sait-il d’une pomme ? Son poids, sa couleur, sa chimie. La formule chimique d’une pomme nourrit-elle ? Non, mais le cerveau s’en moque. Il ne se nourrit pas de pommes, il se nourrit d’informations. Il les stocke, il les accumule, il les empile, il les interprète, il s’en bâtit des systèmes, des romans, des euphories et des angoisses. Il ne vit pas, il fonctionne. (Henri GOUGAUD : « Les sept plumes de l’aigle ».)

Bonjour,

Cet article est le tout premier d’une série consacrée au phénomène du mieux-apprendre.

Quand on s’intéresse aux grands courants de la pédagogie, on a coutume de citer le cognitivisme, constructivisme, le socio constructivisme, le behaviorisme… que sais-je encore ?

Ces différents courants sont dûment répertoriés, homologués, labellisés et étiquetés… mais par qui ?

…Eh bien, c’est simple : par de doctes personnes dont la principale mission consiste à répertorier, homologuer, labelliser et étiqueter des choses. Or, pendant ce temps-là, le monde bouge, évolue, et tout un pan de la réalité de situations d’apprentissage se développe, croît et existe tout tranquillement en parallèle, à côté du reste. Dans un certain nombre de cas, cela se produit sans que nos chers répertorieurs-homologueurs-labelliseurs-étiqueteurs ne paraissent le moins du monde concernés !

Littérature grise…

Lorsqu’il m’est arrivé d’en croiser (essentiellement à la fac) et de leur montrer des ouvrages portant sur ces sujets-là et expliquant ce qui s’y passe, la très grande majorité  de mes professeurs m’opposaient en général une fin de non-recevoir, sans même daigner jeter le moindre regard là-dessus, au motif que cela appartenait à ce qu’ils appelaient très joliment de la « littérature grise » !

Pour les non-initiés, je précise que la littérature grise, dans la bouche des répertorieurs-homologueurs-labelliseurs-étiqueteurs, désigne tout ce qui se publie en-dehors des revues universitaires. Voilà en effet une manière plutôt cavalière, mais fort commode, de laisser dans l’ombre une bonne part du réel, tout en permettant de rester dans l’entre-soi de tous ceux qui – certes – ont compris tout l’intérêt qu’il peut y avoir à se réfugier dans la réflexion… parfois même jusqu’à aller se retrancher le plus loin possible de l’action.

De bien tristes prestidigitateurs

Bien entendu, je ne parle pas ici de l’ensemble des professeurs d’université, loin s’en faut, mais tout de même d’une bonne partie d’entre eux qui (hélas) tient le plus souvent « le haut du pavé », comme on dit. Ces personnes-là ont une fâcheuse tendance à repousser d’un revers de main, et sans aucun état d’âme, tous les faits qui ne concordent pas avec leur sacro-sainte « validité scientifique » du moment. Le fameux classement de Shanghaï (sur les universités dans le monde) les place-t-il dans une position délicate, au motif que notre pays – pourtant inventeur de l’université ! – est en train de tomber en chute libre dans ce classement  ? Que nenni, il suffit de déclarer que les critères de ce classement ne sont pas appropriés, et hop, le tour est joué !

Au procès de Galilée, ils étaient déjà là, pour déclarer sans rire « …que les météorites ne peuvent pas être des pierres qui tombent du ciel, puisqu’il n’y a pas de pierres dans le ciel ».

Tous les jours, en pédagogie des adultes notamment (oui, je sais, il faudrait théoriquement que j’emploie le terme « andragogie », mais voyez-vous comme c’est bête, il est important pour moi de me faire comprendre du plus grand nombre, quitte à prendre le risque de chagriner tous les Diafoirus du moment…) Tous les jours, disais-je, ces concepts sont utilisés par des centaines de milliers de personnes. Pour vous en persuader, rendez-vous chez votre libraire préféré.. quittez le rayon « Pédagogie » et approchez-vous des rayons intitulés « Entreprise », « Vie pratique », voire « Développement personnel » (Remarque : si d’aventure un ou plusieurs de ces mots vous donne des boutons, aucun souci, retournez donc vous réfugier bien au chaud dans vos bonnes vieilles habitudes 🙂

Je vais vous confier une chose toute bête : Quand j’ouvre un livre traitant de pédagogie, et que ça jargonne du début à la fin (alors même qu’aujourd’hui j’ai assimilé une grande partie de ce jargon), je ne peux pas m’empêcher de me dire que – de l’auteur ou du lecteur – l’un des deux au moins a un gros problème. Et devinez pour qui je tranche, en général, mmmmh ?

Alors c’est vrai, le courant pédagogique dans lequel je me reconnais et m’épanouis le plus passe le plus souvent à la trappe et, du coup, se retrouve injustement ignoré des nombreuses personnes de bonne volonté désireuses de s’intéresser aux choses de la pédagogie, lesquelles passent nécessairement par le prisme quasi obligé de la doxa (mais oui, vous savez, les « milieux autorisés », comme disait Coluche, qui avait compris bien des choses) ! Fort heureusement, aujourd’hui internet est là, pour le meilleur et pour le pire, et il contribue dans bien des domaines à fissurer quelques édifices, et à faire parfois bouger les choses (Dieu merci, je ne suis certes pas le premier blogueur à parler de ces choses-là !).

Pour ma part, le mieux-apprendre est ce qui m’anime et m’aide à faire de tous mes face-à-face pédagogiques de purs moments de bonheur, pour moi et (je l’espère !) pour mes apprenants.

Ce que, faute de mieux, nous appellerons « ce courant » part du principe tout bête qu’on n’apprend jamais aussi bien que lorsqu’on ne s’aperçoit pas qu’on apprend, et qu’à l’instar de Bergson, « Il n’y a pas d’idée (philosophique ou non), si profonde ou si subtile soit-elle, qui ne puisse et ne doive s’exprimer dans la langue de tout le monde. » Son plus grand ennemi est également celui de plein de générations d’enfants. Il s’appelle l’ennui.

Courant ou galaxie ?

Le mieux-apprendre est issu du courant anglo-saxon de l’Accelerative Learning (tiens, les anglophones seront surpris de la moisson qu’ils récolteront, juste en googlant cette expression), qui est maintenant très largement utilisé dans le milieu des entreprises et de la formation personnelle (mais toujours plus ou moins marginalisé par l’université !).

Les fans du mieux-apprendre n’ont en général pas le sentiment de faire partie d’une école, d’une chapelle, et encore moins d’une approche théorique, et ceci pour une raison bien simple : ils s’intéressent bien plus à des notions telles que le bon sens ou l’humour (vecteurs d’apprentissage extrêmement puissants, comme on le verra dans le prochain article).

En général, ils préfèrent dire qu’ils font partie d’une « galaxie », vous savez, cette structure en spirale tournant autour d’un noyau dur, lequel n’est jamais plus qu’un objectif vers lequel on tend…

Ainsi, le mieux-apprendre ne passe pas par les fourches caudines de notre belle Université, pour le simple motif que toute cette galaxie « pas vraiment orthodoxe » n’hésite pas à « picorer » ici et là de nombreuses techniques ou méthodes qui n’ont pas forcément droit de cité chez nos doctes chercheurs. Cela n’empêche pas toutes ces petites « planètes » d’être réutilisées avec succès un peu partout dans le monde, tout simplement par les millions de petites (et moins petites) mains qui vivent dans le cambouis du réel, aussi bien dans le milieu de l’entreprise (formation professionnelle, mais aussi brainstorming, techniques de résolution de problèmes, ou plus généralement ressources humaines), de l’enseignement, de l’éducation des jeunes enfants (allez donc voir du côté des pédagogies dites « décalées ») … jusqu’aux nombreux parents qui de par le monde s’intéressent à la manière dont ils peuvent efficacement venir en aide à leurs enfants pour les devoirs à la maison !

L’exemple du Mind Mapping

Un exemple de ces galaxies ? Le Mind Mapping, mais oui, amis connectivistes, vous avez bien lu ! Le Mind Mapping popularisé par les ouvrages de Tony Buzan, est depuis de nombreuses années largement utilisé, promu, encouragé par les fans du mieux-apprendre. L’époque où il fut à son tour utilisé, repris, et même (…parfois exagérément)  encensé par les « pédagogues patentés » est beaucoup plus récente. Qu’importe, c’est avec bonheur que j’ai vu tant de personnes, blogs, méthodes pédagogiques s’approprier et diffuser cette technique (propriétaire de personne, faut-il le rappeler ?)… technique qui (pour ma part) m’a été enseignée il y a déjà fort longtemps !

Si le terme « Mind Mapping » ne vous dit rien, voici la liste des synonymes les plus couramment employés :

      • Arbre de connaissance
      • Carte Cognitive
      • Carte Conceptuelle
      • Carte euristique
      • Carte heuristique
      • Carte mentale
      • Carte sémantique
      • Constellation d’idées
      • FlowChart
      • Learning Map
      • Mind Map
      • Mind Mapping
      • MindChart
      • MindCluster
      • Mindmapping.
      • Mindscape
      • Schéma euristique
      • Schéma heuristique
      • Topogramme.

La longueur de cette liste vous surprend ? Eh bien, dites-vous bien que cela peut être aussi un signe de bonne santé pour le mind mapping, qui par nature a du mal à se laisser classifier, étiqueter, etc… La liberté est parfois à ce prix 🙂

Ressources sur le mieux-apprendre : comment s’y retrouver dans cet univers « open source » ?

Je reparlerai plus en détail du mind mapping prochainement. Pour ce qui concerne le mieux-apprendre, voici quelques premiers jalons, bons points de départ pour ceux qui seraient en recherche de ressources. Il suffit en effet de googler la plupart des noms apparaissant ci-dessous pour se faire une première idée, tout en gardant bien à l’esprit que les noms cités ici désignent parfois des contributeurs… bien involontaires ! En effet, non seulement le mieux-apprendre est une galaxie, mais c’est aussi un gigantesque Lego dans lequel chacun peut venir puiser à sa guise, ce qui ne nuit aucunement à son efficacité, bien au contraire… tenez, pensez donc à ce qu’est Linux pour le monde des informaticiens 🙂

Quelques noms Commentaires, explications, champs de recherche ou d’application
Tony Buzan Né en 1942, c’est un psychologue anglais connu pour être le créateur du concept de carte heuristique, mas également plusieurs techniques dites de mémorisation totale (SEM3 et « Grand système »)
Georgi Lozanov Médecin et psychothérapeute bulgare (1926-2012). Considéré comme un des pères fondateurs, il est décédé depuis peu. Travaux sur la mémoire et les différents facteurs « facilitateurs » d’apprentissages. Voir http://dr-lozanov.com/
Roger Sperry, Paul Mc Lean et tous les spécialistes des neurosciences. Tout ce que les neurosciences peuvent nous apprendre sur la manière dont se font les acquisitions fait bien entendu le miel des fans du mieux-apprendre, qui s’efforcent d’utiliser toutes ces découvertes dans des applications bien concrètes.
Howard Gardner Né en 1943, Gardner  travaillait à l’origine sur les lésions cérébrales et leurs conséquences. il est aujourd’hui le père de la théorie des intelligences multiples. Il enseigne à l’université de Harvard
Edward de Bono né en1933 à Malte, psychologue et médecin spécialiste en sciences cognitives. Il est connu pour avoir promu la notion de « Pensée latérale ».
Bruno Fürst Bruno Fürst (1891-1965) fut le plus créatif, imaginatif, inventif et fabuleux des facilitateurs  mnémotechniques. Le mieux est d’aller voir cet exemple… (cherchez le titre « La ressource »)
Sivasailam Thiagarajan, alias Thiagi Inventeur génial et pétillant du concept des « Jeux-Cadres » (qui, du moins à mes yeux, ont un lien de parenté criant avec les serious games), Thiagi est aujourd’hui mondialement reconnu.

Voilà. Dans un prochain billet, je me propose de vous parler de Bruno Hourst (qui est le meilleur vulgarisateur, au meilleur sens du terme, de toutes ces notions pour un public francophone). Je vous ferai également partager quelques principes et exemples de ce qu’est le mieux-apprendre, très concrètement.

À bientôt !

Non, l’ennui n’est pas une fatalité…

Ah là là, que d'émotions...

Dans mon dernier billet je vous faisais part de mes sentiments mitigés après trois séances MOOC ITyPA.

J’y évoquais ce qu’il faut bien appeler l’ennui que je ressentais de plus en plus lors du visionnage des dernières séances, après l’enthousiasme des débuts. Plusieurs personnes ont eu la gentillesse de me faire part de leurs propres réactions, sur ce blog ou ailleurs, en me suggérant parfois de mettre un peu d’eau dans mon vin, au motif que, bah, quand on assiste à un cours on s’ennuie forcément un peu, que si on s’ennuie il faut s’occuper utilement en prenant des notes, et qu’après tout il faut bien « faire avec » parce que… parce que c’est un peu la loi du genre.

Aussi j’aimerais aujourd’hui vous raconter une histoire… vraie .

 

Histoire d’un vieux monsieur

Un vieux monsieur s’installe à une table de conférence, face à un parterre de chercheurs en intelligence artificielle. Il parle pendant une heure. Il est filmé par une caméra fixe. Pas vraiment générateur d’engouement comme dispositif. Et pourtant…

…Pourtant un silence religieux se fait immédiatement, dans un climat d’attention bienveillante et détendue. Et le vieux monsieur parle toujours, très simplement, avec des mots de tous les jours, bien que s’adressant à un public averti. Et moi, pauvre clampin derrière son petit PC, je ne peux m’empêcher de penser à cette phrase amusante de l’écrivain norvégien Gunnar Staalesen : « Les tableaux aux murs, tous dans des cadres dorés, étaient dus à des peintres si renommés que même moi j`arrivais à les reconnaître. »

Mais revenons à notre vieux monsieur. Sans jamais se départir d’un sourire lumineux (parce qu’authentique), il nous donne de précieux éclairages sur un sujet qui le passionne, et qui me passionne également, à tel point que j’ai pris l’habitude de visionner régulièrement cette conférence, que je connais presque par cœur maintenant, et bénis ceux qui ont eu le bon goût de l’enregistrer, puis de la mettre à disposition sur Vimeo.

Les premières fois j’étais tout simplement scotché à mon fauteuil par la poussée gravitationnelle. Space Mountain à côté, c’est de la bibine. C’est émouvant de se sentir ainsi tiré vers le haut. Émouvant parce qu’il est somme toute assez rare de ressentir avec une telle jubilation le plaisir d’apprendre et de comprendre.

Aucune envie de zapper sur d’autres onglets de mon navigateur… Aucune envie de prendre des notes non plus, enfin, la première fois du moins. Quelque-chose me dit que même ceux qui ont en général la bougeotte en pareil cas se comporteraient tout autrement ici… Allez, je prends le pari que même Christine Vaufrey, qui a eu la gentillesse de confier ici qu’elle était sujette à ce virus, ne bougerait pas un cil 😉

Le vieux monsieur continue de parler. Il présente simplement le plan de son intervention, chaque « chapitre » a droit à son introduction, son développement, sa conclusion en bonne et due forme, et même une petite phrase qui fait impeccablement le lien entre ce qui précède et ce qui va suivre. Il y a là un vrai souci de nous prendre par la main, en douceur, de ne jamais nous perdre, sans avoir l’air d’y toucher. Vous savez, un peu comme le si rassurant petit rond bleu « Vous êtes ici » qu’on voit parfois sur les plans de ville affichés dans la rue… Pourtant, pas une seule fois on ne voit le monsieur consulter ses notes !

Ah, les notes, parlons-en : les autres fois, en re-visionnant la conférence, je n’ai pas pu résister à la tentation d’en prendre, des notes, histoire de pouvoir m’en repasser quand même une petite couche pendant les moments où je dispose de moins de temps. À toutes fins utiles, j’ai mis ça dans un dossier public sur un bout de cloud, si ça vous intéresse servez-vous.

Voilà. C’est terminé. Le vieux monsieur a fini de parler. Toute la salle l’applaudit, longtemps, debout. Lui regarde tous ces gens avec émotion et gentillesse, un peu gêné, tout en dodelinant doucement de la tête pour les remercier de leur attention. À ce moment précis, ce n’est plus un vieux monsieur, c’est un tout jeune homme.

Cela se passe en décembre 2007, pour les 40 ans de l’INRIA. La conférence s’intitule « Les nouvelles technologies, révolution culturelle et cognitive ».

Le monsieur s’appelle Michel Serres.

ITyPA sympa ce MOOC ? (épisode 3). Euh, ça dépend…

Les outils du web présentés sous forme de Rubik's Cube

Bien le bonjour à tou(te)s

Jeudi 18 octobre 2012, juste après la diffusion du « Mooc semaine 3 »,  nous sommes réunis (virtuellement, mais réunis quand-même) avec trois personnes que je connaissais à peine, mais que je suis bien content de découvrir un peu mieux. Il s’agissait de discuter à bâtons rompus sur nos ressentis respectifs.

Je vais tenter de résumer ici mon propre point de vue.

Ce que j’ai trouvé de positif dans cette séance 3, et dans l’évolution du MOOC

  • Tout d’abord, le fait que l’expérience existe, tout simplement. Au risque de me répéter, je m’efforce de ne pas perdre de vue le fait que nous assistons ensemble à la naissance du tout premier MOOC francophone !
  • Les découvertes, mais aussi rencontres que cela m’a permis. Il se trouve qu’avant la diffusion du MOOC, j’avais déjà « repéré » les interventions de personnes telles que Gilles le Page et Pascal le Rudulier sur la toile (notamment sur leurs Scoop.it respectifs). Je m’étais promis de me rapprocher d’eux, d’une façon ou de l’autre, sans jamais concrétiser cette intention. Indéniablement, c’est le MOOC nous a en fin de compte donnés l’occasion de nous rapprocher les uns des autres (me permettant au passage de découvrir également la personnalité et les talents de Deborah Augustiniak, et de quelques autres…). Grâces en soient rendues à l’existence de ce MOOC, qui a permis, comme on peut le voir, d’impulser un très grand nombre d’interactions de ce type (pour ma part j’y ai trouvé un cercle d’échange de vues, ou EPP (comme Environnement Personnel de Papotage :-), que j’apprécie grandement.

Ce qui me plait moins…

  • La question du « temps d’antenne » alloué à chacun des intervenants me pose un problème : Il y a toujours, parmi les intervenants du MOOC, une personne que l’on entend pratiquement pas, et dont à la limite on a du mal à comprendre ce qu’elle est venue faire ici. je trouve cela pour le moins gênant…
  • Le côté « non structuré », et à la limite « trop peu préparé ». J’ai bien compris que c’était à nous autres, apprenants, de définir et préciser ce que nous avions envie d’apprendre, et qu’il n’était pas question d’attendre que les choses nous tombent toutes cuites dans le bec. Soit. Mais tout de même… Lorsqu’un intervenant nous dit par exemple (je cite de mémoire) qu’il « existe aujourd’hui sur internet des ressources qui peuvent largement nous aider à y voir clair sur la question des rumeurs infondées quant à ce qu’il en est vraiment de la question des libertés publiques sur le net », je trouve cela très approprié… mais je manque cruellement d’un lien, d’une piste, voire d’un simple mot que je pourrais « googler » par la suite pour pouvoir creuser la question par moi-même…
    D’une manière générale, la teneur des échanges me paraît tenir davantage de la conversation à bâtons rompus (limite « conversation de salon », comme cette longue digression sur la géolocalisation des téléphones portables !?) que de la volonté de diffuser quelque-chose de directement exploitable, de concret, d’utile eu égard aux objectifs annoncés. Et dans cette affaire, c’est bien la question de l’utilité qui est centrale à mes yeux. Force m’est de constater que cette question-là, je la trouve trop souvent négligée par des spécialistes de l’apprendre (voir l’article que j’ai diffusé sur ce blog en juin dernier)
  • Le « portail » du MOOC pourrait précisément combler certaines lacunes, immanquablement générées par le « live » des sessions vidéo, serions-nous en droit de penser…
    Eh bien là encore, c’est pour moi peine perdue. Je ne suis pourtant pas né de la dernière averse de spams, mais j’avoue avoir un mal fou à y retrouver mes petits sur le portail officiel http://www.itypa.mooc.fr/. Heureusement que mes petits e-camarades et e-correspondants sont là pour m’aider à y retrouver mon latin parmi les circonvolutions et autres « nodes » de l’arborescence… En effet, le moins qu’on puisse dire, c’est que la navigation sur ce portail n’a rien d’évident et s’apparente souvent à une course d’obstacles ! Tout Y est Pour Apprendre, certes, on ne demande qu’à y croire, mais il y a pas mal  de choses qui se trouvent au fond du couloir à droite, dans le tiroir des peignes à côté du beurre ! Bonjour le creusement des méninges dans ce véritable jeu de piste où n’importe quel petit Poucet en aurait déjà perdu tous ses petits cailloux, ce qui est vraiment un comble au vu du sujet proposé ! « Aujourd’hui, les apprenants deviennent des agents libres de la formation », ai-je entendu au passage, au milieu de cette session 3…. Tout cela est bel et bon, mais de là à prendre le risque de transformer une partie d’entre eux en électrons libres encore plus perdus qu’avant dans la stratosphère, il y a un grand pas qui me paraît hélas allègrement franchi !

…Voilà donc en résumé quels sont les sentiments qui m’animent quelques jours après cette session…

Mais au fait, quelles sont les origines de ce MOOC ? Pourquoi a-t-il si soudainement fait irruption dans le paysage ?

Tout cela m’a la donné la curiosité de creuser du côté des origines de ce fameux MOOC ITyPA, du pourquoi, comment et par qui il avait été mis sur les rails. Après quelques consultations, je me suis laissé dire qu’il avait été en partie largement impulsé (pour le pas dire « initié ») par les Assises de l’ Enseignement et de la Recherche lancées le 11 juillet dernier par la toute nouvelle ministre en charge du dossier. Ainsi, le MOOC ITyPA me fait penser à une belle fleur de nénuphar,  arrivée dans le paysage l’espace d’un instant, parce que… eh bien parce qu’il fallait que cela se fasse, et que cela se fasse maintenant (« le MOOC, c’est maintenant… » 🙂 . Il est vrai que nos amis Etats Uniens ont une position carrément hégémonique dans ce domaine, et qu’il peut paraître légitime de vouloir changer ça, et de le vouloir tout de suite. Un peu comme en février 2007 lorsque Microsoft lançait Windows Vista, son système de l’époque, alors que nombre des ingénieurs de la maison criaient – dans le désert – que le moment n’était pas venu, qu’on n’était pas prêts, que ça allait être une catastrophe et que les utilisateurs risqueraient d’essuyer de drôles de plâtres…

On sait ce qu’il en est advenu par la suite : les grands dirigeants ont tranché, en vertu de la Sacro-Sainte Raison d’État (enfin, celle de la firme, c’est à peu près pareil), ce qui ne veut rien dire du tout en-dehors du fait que de nos jours, le « fait du prince » se porte ma foi encore bien… Ils ont tranché, donc, tout en balayant d’un revers de main toute autre considération. Qu’un technicien de terrain vienne signaler humblement que ce n’est tout simplement pas possible, du moins pas maintenant, il s’entend aussitôt opposer une consigne vieille comme le monde, qui peut se traduire sous la forme « Débrouillez-vous, mon vieux ! » (air connu). Là encore, l’injonction est absolument vide de sens pour peu qu’on y réfléchisse, mais cela ne l’empêche pas de se porter mieux que jamais. A côté de tout cela, les considérations du type « Nous ne sommes pas prêts, ça risque d’être une catastrophe et les utilisateurs risquent d’essuyer de drôles de plâtres » ne pèsent pas plus lourd qu’un fétu de paille…

J’ignore totalement dans quelle mesure la naissance du MOOCITyPA a obéi ou non à une aussi « imparable logique », mais le fait est que je ressens très nettement cette impression de manque de préparation, à tort ou à raison. A l’heure où j’écris ces lignes, je prévois pour ma part d’être au rendez-vous de la session 4, celle du 25 octobre, mais c’est uniquement en raison du « teasing » aussi convaincant qu’argumenté prononcé par Christine Vaufrey à propos de son collègue Denys Lamontagne qui fera office d’invité principal pour cette session, à ce que j’ai compris.

Pour le reste, je ne réponds de rien quant à la poursuite de mon assiduité, et me réserve la possibilité de décrocher, la mort dans l’âme, après (voire pendant) la session 4, avec tristesse, amertume, mais après tout il faut savoir faire des choix, même si choisir c’est parfois éliminer…

En pareil cas, cela ne fera jamais qu’un participant de moins, ce qui à bien y réfléchir n’a pas grande importance.

Bien à vous,

Bernard

MusicienCreation.net

Bien installé dans votre petit home studio ou tout simplement devant votre ordinateur, par passion ou amusement, vous créez (tout comme moi) des pièces musicales dans un but précis ou par plaisir avec votre instrument favori. Votre morceau est plutôt à votre goût; encore que…

Vous n’avez pas nécessairement la capacité de produire une piste originale avec l’instrument (et surtout le feeling) idéal qui pourrait révolutionner radicalement la teneur de votre morceau ?…

…Eh bien, tout cela pourrait très bien être fait avec l’aide d’une personne qui maîtrise l’instrument que vous avez envie d’entendre. Cette personne est peut-être à l’autre bout du monde… qu’importe ? A l’époque où nous vivons, vous savez bien que tout est possible… y compris pour le meilleur 🙂

Tentez votre chance, jetez-vous à l’eau, qui sait, le résultat sera peut être d’une très grande qualité, en outre cela permet de faire des rencontres virtuelles , joignant l’utile et l’agréable !

Le site Musicien Création est un réseau (entièrement gratuit) de musiciens souhaitant partager entre eux leurs talents. Il est dédié aux musiciens qui veulent créer une pièce musicale et/ou souhaitent profiter du talent de d’autres musiciens pour ajouter une piste d’instrument live (acoustique ou pas) afin de donner une meilleure dimension à leur composition.

Voici un aperçu de ce qui y est proposé :

  • Soumission de votre projet dans la « salle d’écoute »
  • Les musiciens écoutent votre projet et téléchargent votre pièce pour enregistrer l’instrument demandé
  • Les musiciens vous soumettent leur piste mixée à votre projet (ou encore séparée)
  • Vous choisissez la piste qui vous convient afin de construire votre pièce
  • Espace de téléchargement gratuit pour tous vos projets
  • Plusieurs logiciels à votre portée
  • Tutoriel pour débutants
  •  Forum de discussion asynchrone et chat en live

Ce site est conçu à la fois pour les amateurs et les pros, le but étant de construire une pièce musicale dans l’harmonie des sons « live ». Il est entièrement libre et gratuit. À vos créations et amusez-vous!

Inscription gratuite ici…

ITyPA sympa ce MOOC épisode 2….

Jeudi 11 octobre 2012 – Deuxième rendez-vous avec mes petits camarades (et profs) virtuels. Il paraît que cette fois-ci, l’audience de notre première rencontre  a été pulvérisée, et que ce sont plus de 1000 fonds de culottes (dont le mien 🙂 qui sont en train de s’user sur les e-bancs de ce machin bizarroïde… Cette fois-ci j’ai compté huit intervenants, toujours sous la houlette débonnaire de Christine Vaufrey.

Ce hangout public m’a laissé sur une bonne impression… On sent bien qu’l y a un fil conducteur, que les intervenants savent plus ou moins où ils veulent en venir… En même temps, je n’ai pas pu m’empêcher de comparer (plus ou moins consciemment) avec les émissions télé en multiplex, où des pros de la prise de parole la prennent au vol, se la rendent, se la réapproprient avec une maestria qui laisseraient pantois tous les ceussses qui veulent s’occuper de notre « temps de cerveau disponible » avec l’air de ne surtout pas y toucher 🙂

Là c’est tout à fait différent : On sent qu’on est en train de vivre un moment historique (rappelons que nous assistons en direct au premier mooc francophone, tout de même…) dont le seul fait qu’il ait lieu sous nos petites mirettes z-et oreilles ébahies ferait frémir d’émotion tout tout e-pédagogue (ou pas e- d’ailleurs, y’a pas d’raison) qui se respecte en ce bas monde. Plus tard nous dirons tous, la larme à l’oeil, à nos petits enfants « J’y étais ! ». Donc, c’est du vrai grand moment moulé à la louche, du vrai, du lourd, y’a pas à mégoter…

Et en même temps on n’est pas à la télé, mais alors pas du tout : d’où de charmantes petites hésitations proférées par une grande partie des intervenants, des « heu », des « eh bien », et autres « oui… en fait, c’est-à-dire » (sans parler des temps morts) qui ne sont pas sans nous rappeler l’époque héroïque des radios libres (…si ça se trouve, lors les premiers gazouillis des radio amateurs, ça devait être déjà de ce tonneau-là 🙂

Qu’importe, ne boudons surtout pas notre plaisir. Même les petits côtés brouillons dont je viens de parler m’émeuvent au plus haut point, parce que bien  au-delà (ou à cause) de tout ça, j’ai ressenti justement à fleur de peau la sincérité, l’envie de partager, d’être ensemble, et ma foi, j’ai trouvé que dans l’ensemble, ça l’fait !

D’autant plus que mine de rien des choses très sensées ont été dites pendant la « retransmission », notamment une torsion de cou en bon uniforme pour quelques idées reçues sur le net (du style « …il ne faut surtout pas que je me connecte sous mon vrai nom, sinon tout va pouvoir être retenu contre moi ». Eh oui, il s’agit là d’une des multiples formes que revêt l’obscurantisme des temps modernes ! ).

Eh bien, du coup j’ose prétendre que même si cette joyeuse causerie brouillonne au coin d’un méga-feu de 1000 pékins ne servait qu’à ça aujourd’hui, eh bien ce serait toujours ça de pris. Et c’est beaucoup.

Et puis question organisation, nos amis… euh, organisateurs, donc, n’ont pas encore dit leur dernier mot, surtout qu’à ce que j’ai compris, la parole allait être donnée à nous autres (c’est-à-dire les 992 autres qui causent pas encore dans le poste 🙂  dans une approche résolument socio-constructiviste et assez révolutionnaire, à savoir que c’est nous-mêmes, apprenants de tout poil qui allions contribuer à construire le contenu du cours (voilà qui est des plus réjouissants !).

Ainsi je compte bien m’installer jeudi prochain devant mon petit ordi au fond de ma pinède, à l’heure habituelle (18 h heure légale française) pour assister au prochain épisode de ce show interactif, réjouissant, jubilatoire et roboratif, qu’on se le dise.

Bien entendu je ne manquerai pas de vous faire part de mes impressions !

Et au moins, pendant qu’on est là-devant, on n’est pas devant la télé… c’est toujours ça de pris !

18 façons d’améliorer votre langage corporel

 Libre traduction et adaptation d’un article paru sur http://www.positivityblog.com/index.php/2006/10/27/18-ways-to-improve-your-body-language/

 1.      Ne croisez pas les bras ou les jambes – Vous avez sans doute déjà entendu dire qu’il est déconseillé de croiser les bras car cela pourrait vous faire paraître sur la défensive ou traduire le sentiment d’être surveillé. Cela vaut pour les jambes aussi. Gardez les bras et les jambes ouverts.

 2.      Gardez un contact visuel, mais ne fixez pas votre interlocuteur – Si vous vous adressez à plusieurs personnes, tâchez de toujours rester en contact visuel avec quelques-unes d’entre elles (pas toujours les mêmes !), efforcez-vous de créer un lien par le regard et vérifiez si elles sont effectivement à l’écoute. Attention, un excès de contact visuel pourrait faire fuir les gens. Alors qu’un manque de contact visuel peut vous faire paraître superficiel. Si vous n’êtes pas habitué à ce genre d’exercice, il se peut que vous trouviez cela quelque peu difficile ou inquiétant au début, mais continuez à y travailler et vous y habituerez.

3.      N’ayez pas peur d’occuper l’espace – Changer de position, par exemple se mettre en position assise, ou debout, les jambes légèrement écartées constitue un signal basique de confiance en soi et montre que vous êtes bien dans votre peau.

4.      Détendez vos épaules – Lorsque vous vous sentez plus ou moins tendu, l’énergie circule moins facilement jusqu’à vos épaules. Vous pouvez les rehausser un peu pour vérifier si les symptômes disparaissent. Essayez de vous détendre en desserrant les zones de tension en remuant un tout petit peu les épaules. Déplacez-les légèrement vers l’arrière.

5.      Bougez la tête quand on vous parle – Hochez la tête de temps en temps pour signaler que vous écoutez. Mais n’exagérez pas, n’imitez pas Woody Woodpecker !

6.      Ne vous relâchez pas trop, tenez-vous droit – Mais d’une manière détendue, pas de façon trop rigide non plus.

7.      Penchez-vous vers votre interlocuteur, mais pas trop – Si vous voulez montrer que vous êtes intéressé par ce que quelqu’un dit, il est d’usage de se pencher vers la personne qui parle. Si vous voulez montrer que vous êtes confiant en vous-même et détendu, il faut également se pencher très légèrement en arrière de temps à autre. Mais ne ne forcez pas le mouvement sous peine de sembler (selon le cas) démuni et en quête d’approbation, ou encore arrogant et distant.

8.      Souriez… et riez – allégez l’atmosphère, ne vous prenez pas trop au sérieux. Détendez-vous un peu, sourirez et riez quand quelqu’un dit quelque chose de drôle. Les gens seront beaucoup plus enclins à vous écouter si vous avez l’air d’une personne positive. Mais ne soyez pas le premier à rire de vos propres blagues, cela vous fait paraître nerveux et en attente de quelque chose. Souriez quand vous êtes présenté à quelqu’un, mais ne gardez pas ce sourire plaqué sur votre visage comme un masque, vous sembleriez manquer de sincérité !

9.      Ne touchez pas votre visage – Cela peut vous faire paraître nerveux et peut être gênant pour les auditeurs ou les personnes qui font partie de la conversation.

10.  Gardez la tête haute – Ne gardez surtout pas les yeux sur le sol, cela peut vous faire paraître peu sûr de vous et quelque peu perdu. Gardez la tête droite et les yeux vers l’horizon.

11.  Ralentissez ! – cela vaut pour beaucoup de choses. Par exemple, marcher lentement, vous fait non seulement paraître plus calme et confiant, mais vous verrez que vous-même vous sentirez moins stressé. Si quelqu’un vous interpelle, veillez à ne pas tordre le cou dans sa direction, tournez-vous un peu plus lentement en faisant pivoter en même temps le reste de votre corps.

12.  Tâchez de ne pas bouger excessivement et essayez d’éliminer ou transformer tout mouvement incontrôlé ou tic nerveux tels que secouer votre jambe ou pianoter sur la table avec vos doigts. Vous sembleriez nerveux et agité – peut être même absent – alors même qu’au contraire votre objectif est d’obtenir l’attention de votre interlocuteur. Déliez vos mouvements si vous avez tendance à vous éparpiller. Essayez de vous détendre, de ralentir un peu et de garder des mouvements posés.

13.  Utilisez vos mains avec plus de confiance. Au lieu d’utiliser vos mains pour toucher ou gratter votre visage, servez-vous-en pour communiquer ce que vous essayez de dire. Utilisez-les pour décrire quelque chose ou pour ajouter du poids à un point que vous essayez de développer. Mais il ne faut pas les utiliser pour autant à un point qui pourrait s’avérer gênant pour vos interlocuteurs. Surtout, ne laissez pas vos mains divaguer inconsidérément, il convient de les utiliser avec un certain contrôle.

14.  Attention lorsque vous tenez un verre à la main Souvent, un verre tenu contre notre poitrine nous donne le sentiment d’avoir une certaine contenance. En fait, il ne faut rien tenir à l’avant de votre cœur, cela vous donne un air trop « à l’affût » et distant. Si vous tenez un verre à la main, baissez-le et maintenez-le par exemple à côté de votre jambe (si vous êtes assis).

15.  Prenez conscience de l’endroit où se termine votre colonne vertébrale – Beaucoup de gens (dont votre serviteur jusqu’à tout récemment) peuvent se tenir indifféremment assis ou debout, le dos droit dans une posture correcte. Cependant, beaucoup font comme si leur colonne vertébrale se terminait là où commence le cou et donc penchent le cou vers l’avant d’une manière exagérée. En fait, votre colonne vertébrale se termine à l’arrière de votre tête. Gardez-votre rachis entier droit et aligné pour conserver une meilleure posture. Et si vous vous penchez, penchez l’ensemble !

16.  Ne vous tenez pas trop près non plus l’une des choses que nous avons apprises c’est qu’en pareil cas tout le monde vous ressentira comme un gros bavard, même si vous parlez peu ! Laissez les gens avoir leur espace personnel, ne l’envahissez pas.

17.  Utilisez l’effet miroir – Souvent, quand vous vous entendez avec une personne, quand les deux protagonistes s’efforcent d’obtenir une bonne « connexion » mentale, vous vous mettez à adopter « en miroir » l’attitude  de l’autre, le plus souvent inconsciemment. Cela signifie que vous souhaitez refléter peu ou prou le langage corporel de l’autre personne. Cette technique est redoutablement efficace lorsqu’elle est bien utilisée. Pour établir la connexion, vous pouvez essayer un peu de mise en miroir « proactive », histoire d’amorcer le processus. Si la personne se penche en avant, vous pouvez vous pencher vers l’avant également. Si il ou elle tient ses mains sur ses cuisses, vous pouvez faire la même chose. Mais il s’agit d’être très attentif, ne réagissez faut pas instantanément et inconsidérément, votre interlocuteur pourrait s’en rende compte !

18.  Gardez une bonne attitude – Enfin, veillez à garder une attitude positive, ouverte et détendue. La façon dont vous vous sentez finira par se traduire au travers de votre langage corporel, et cela peut faire une grande différence.

En conclusion, il vous est tout à fait possible d’intervenir sur votre langage corporel pour le modifier, mais comme toutes les nouvelles habitudes, cela demande un certain temps. Ce sont surtout des petites manies inconscientes (comme le fait de vous tenir la tête, par exemple) qui peuvent prendre du temps pour être corrigées Soyez patient et bienveillant envers vous-même : si vous essayez de changer trop de choses à la fois, cela pourrait être décourageant, et devenir source de confusion.

Prenez deux des éléments de la liste à travailler tous les jours pendant trois à quatre semaines. D’ici là, vus aurez développé des habitudes nouvelles et vous allez opter pour les bons réflexes, sans même y penser. Sinon, persévérez plus longtemps, jusqu’à ce que ça marche. Ensuite, choisissez deux autres éléments parmi ce que vous aimeriez changer et concentrez votre attention sur eux seuls. C’est une victoire de petits pas qui vous attend. Ne soyez pas trop pressé !

Jour de lessive…

Sur un texte de Gaston Couté

Musique de Gabriel Yacoub

Arrangé, enregistré, mixé, joué, chanté, enregistré, masterié et pasteurisé par Bernard Lamailloux


—————————-

Je suis parti ce matin même
Encore saoul de la nuit mais pris
Comme d´écœurement suprême
Crachant mes adieux à Paris
Et me voilà, ma bonne femme,
Oui, foutu comme quatre sous
Mon linge est sale, aussi mon âme
Me voilà chez nous

(Refrain 🙂
Ma pauvre mère est en lessive
Maman, maman
Maman, ton mauvais gars arrive
Au bon moment
Maman, ton mauvais gars arrive
Au bon moment

Voici ce linge où goutta maintes
Et maintes fois un vin amer
Où des garces aux lèvres peintes
Ont torché leurs bouches d´enfer
Et voici mon âme plus grise
Des mêmes souillures, hélas!
Que le plastron de ma chemise
Gris, rose et lilas (Au refrain)

Au fond du cuvier où l´on sème
Parmi l´eau, la cendre du four
Que tout mon linge de bohème
Repose durant tout un jour
Et qu´enfin mon âme, pareille
A ce déballage attristant,
Parmi ton âme, ô bonne vieille,
Repose un instant (Au refrain)

Tout comme le linge confie
Sa honte à la douceur de l´eau
Quand je t´aurai conté ma vie
Malheureuse d´affreux salaud
Ainsi qu´on rince à la fontaine
Le linge au sortir du cuvier
Mère, arrose mon âme en peine
D´un peu de pitié (Au refrain)

Et lorsque tu viendras étendre
Le linge d´iris parfumé
Tout blanc parmi la blancheur tendre
De la haie où fleurit le mai
Je veux voir mon âme encore pure
En dépit de ce long sommeil
Dans la douleur et dans l´ordure
Revivre au soleil (Au refrain)

ITyPA sympa ce MOOC ? En tout cas il est francophone… et il a plutôt bien démarré !

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Bonjour, j’ai eu l’idée de m’inscrire au cours ITYPA, acronyme de « Internet, tout y est pour apprendre ». Présenté comme le premier MOOC francophone, il s’agit cours en accès libre et ouvert de 10 semaines qui explore les différentes techniques utiles pour se créer un « environnement personnel d’apprentissage » en ligne. Je vous invite chaleureusement à rejoindre l’aventure…

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Pour les détails pratiques, cliquez sur l’image ci-dessous :

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