Apprendre mieux

Un blog de Bernard Lamailloux – ingénierie pédagogique et artistique

ITyPA sympa ce MOOC ? (épisode 3). Euh, ça dépend…

Les outils du web présentés sous forme de Rubik's Cube

Bien le bonjour à tou(te)s

Jeudi 18 octobre 2012, juste après la diffusion du « Mooc semaine 3 »,  nous sommes réunis (virtuellement, mais réunis quand-même) avec trois personnes que je connaissais à peine, mais que je suis bien content de découvrir un peu mieux. Il s’agissait de discuter à bâtons rompus sur nos ressentis respectifs.

Je vais tenter de résumer ici mon propre point de vue.

Ce que j’ai trouvé de positif dans cette séance 3, et dans l’évolution du MOOC

  • Tout d’abord, le fait que l’expérience existe, tout simplement. Au risque de me répéter, je m’efforce de ne pas perdre de vue le fait que nous assistons ensemble à la naissance du tout premier MOOC francophone !
  • Les découvertes, mais aussi rencontres que cela m’a permis. Il se trouve qu’avant la diffusion du MOOC, j’avais déjà « repéré » les interventions de personnes telles que Gilles le Page et Pascal le Rudulier sur la toile (notamment sur leurs Scoop.it respectifs). Je m’étais promis de me rapprocher d’eux, d’une façon ou de l’autre, sans jamais concrétiser cette intention. Indéniablement, c’est le MOOC nous a en fin de compte donnés l’occasion de nous rapprocher les uns des autres (me permettant au passage de découvrir également la personnalité et les talents de Deborah Augustiniak, et de quelques autres…). Grâces en soient rendues à l’existence de ce MOOC, qui a permis, comme on peut le voir, d’impulser un très grand nombre d’interactions de ce type (pour ma part j’y ai trouvé un cercle d’échange de vues, ou EPP (comme Environnement Personnel de Papotage :-), que j’apprécie grandement.

Ce qui me plait moins…

  • La question du « temps d’antenne » alloué à chacun des intervenants me pose un problème : Il y a toujours, parmi les intervenants du MOOC, une personne que l’on entend pratiquement pas, et dont à la limite on a du mal à comprendre ce qu’elle est venue faire ici. je trouve cela pour le moins gênant…
  • Le côté « non structuré », et à la limite « trop peu préparé ». J’ai bien compris que c’était à nous autres, apprenants, de définir et préciser ce que nous avions envie d’apprendre, et qu’il n’était pas question d’attendre que les choses nous tombent toutes cuites dans le bec. Soit. Mais tout de même… Lorsqu’un intervenant nous dit par exemple (je cite de mémoire) qu’il « existe aujourd’hui sur internet des ressources qui peuvent largement nous aider à y voir clair sur la question des rumeurs infondées quant à ce qu’il en est vraiment de la question des libertés publiques sur le net », je trouve cela très approprié… mais je manque cruellement d’un lien, d’une piste, voire d’un simple mot que je pourrais « googler » par la suite pour pouvoir creuser la question par moi-même…
    D’une manière générale, la teneur des échanges me paraît tenir davantage de la conversation à bâtons rompus (limite « conversation de salon », comme cette longue digression sur la géolocalisation des téléphones portables !?) que de la volonté de diffuser quelque-chose de directement exploitable, de concret, d’utile eu égard aux objectifs annoncés. Et dans cette affaire, c’est bien la question de l’utilité qui est centrale à mes yeux. Force m’est de constater que cette question-là, je la trouve trop souvent négligée par des spécialistes de l’apprendre (voir l’article que j’ai diffusé sur ce blog en juin dernier)
  • Le « portail » du MOOC pourrait précisément combler certaines lacunes, immanquablement générées par le « live » des sessions vidéo, serions-nous en droit de penser…
    Eh bien là encore, c’est pour moi peine perdue. Je ne suis pourtant pas né de la dernière averse de spams, mais j’avoue avoir un mal fou à y retrouver mes petits sur le portail officiel http://www.itypa.mooc.fr/. Heureusement que mes petits e-camarades et e-correspondants sont là pour m’aider à y retrouver mon latin parmi les circonvolutions et autres « nodes » de l’arborescence… En effet, le moins qu’on puisse dire, c’est que la navigation sur ce portail n’a rien d’évident et s’apparente souvent à une course d’obstacles ! Tout Y est Pour Apprendre, certes, on ne demande qu’à y croire, mais il y a pas mal  de choses qui se trouvent au fond du couloir à droite, dans le tiroir des peignes à côté du beurre ! Bonjour le creusement des méninges dans ce véritable jeu de piste où n’importe quel petit Poucet en aurait déjà perdu tous ses petits cailloux, ce qui est vraiment un comble au vu du sujet proposé ! « Aujourd’hui, les apprenants deviennent des agents libres de la formation », ai-je entendu au passage, au milieu de cette session 3…. Tout cela est bel et bon, mais de là à prendre le risque de transformer une partie d’entre eux en électrons libres encore plus perdus qu’avant dans la stratosphère, il y a un grand pas qui me paraît hélas allègrement franchi !

…Voilà donc en résumé quels sont les sentiments qui m’animent quelques jours après cette session…

Mais au fait, quelles sont les origines de ce MOOC ? Pourquoi a-t-il si soudainement fait irruption dans le paysage ?

Tout cela m’a la donné la curiosité de creuser du côté des origines de ce fameux MOOC ITyPA, du pourquoi, comment et par qui il avait été mis sur les rails. Après quelques consultations, je me suis laissé dire qu’il avait été en partie largement impulsé (pour le pas dire « initié ») par les Assises de l’ Enseignement et de la Recherche lancées le 11 juillet dernier par la toute nouvelle ministre en charge du dossier. Ainsi, le MOOC ITyPA me fait penser à une belle fleur de nénuphar,  arrivée dans le paysage l’espace d’un instant, parce que… eh bien parce qu’il fallait que cela se fasse, et que cela se fasse maintenant (« le MOOC, c’est maintenant… » 🙂 . Il est vrai que nos amis Etats Uniens ont une position carrément hégémonique dans ce domaine, et qu’il peut paraître légitime de vouloir changer ça, et de le vouloir tout de suite. Un peu comme en février 2007 lorsque Microsoft lançait Windows Vista, son système de l’époque, alors que nombre des ingénieurs de la maison criaient – dans le désert – que le moment n’était pas venu, qu’on n’était pas prêts, que ça allait être une catastrophe et que les utilisateurs risqueraient d’essuyer de drôles de plâtres…

On sait ce qu’il en est advenu par la suite : les grands dirigeants ont tranché, en vertu de la Sacro-Sainte Raison d’État (enfin, celle de la firme, c’est à peu près pareil), ce qui ne veut rien dire du tout en-dehors du fait que de nos jours, le « fait du prince » se porte ma foi encore bien… Ils ont tranché, donc, tout en balayant d’un revers de main toute autre considération. Qu’un technicien de terrain vienne signaler humblement que ce n’est tout simplement pas possible, du moins pas maintenant, il s’entend aussitôt opposer une consigne vieille comme le monde, qui peut se traduire sous la forme « Débrouillez-vous, mon vieux ! » (air connu). Là encore, l’injonction est absolument vide de sens pour peu qu’on y réfléchisse, mais cela ne l’empêche pas de se porter mieux que jamais. A côté de tout cela, les considérations du type « Nous ne sommes pas prêts, ça risque d’être une catastrophe et les utilisateurs risquent d’essuyer de drôles de plâtres » ne pèsent pas plus lourd qu’un fétu de paille…

J’ignore totalement dans quelle mesure la naissance du MOOCITyPA a obéi ou non à une aussi « imparable logique », mais le fait est que je ressens très nettement cette impression de manque de préparation, à tort ou à raison. A l’heure où j’écris ces lignes, je prévois pour ma part d’être au rendez-vous de la session 4, celle du 25 octobre, mais c’est uniquement en raison du « teasing » aussi convaincant qu’argumenté prononcé par Christine Vaufrey à propos de son collègue Denys Lamontagne qui fera office d’invité principal pour cette session, à ce que j’ai compris.

Pour le reste, je ne réponds de rien quant à la poursuite de mon assiduité, et me réserve la possibilité de décrocher, la mort dans l’âme, après (voire pendant) la session 4, avec tristesse, amertume, mais après tout il faut savoir faire des choix, même si choisir c’est parfois éliminer…

En pareil cas, cela ne fera jamais qu’un participant de moins, ce qui à bien y réfléchir n’a pas grande importance.

Bien à vous,

Bernard

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26 réflexions sur “ITyPA sympa ce MOOC ? (épisode 3). Euh, ça dépend…

  1. « le moins qu’on puisse dire, c’est que la navigation sur ce portail n’a rien d’évident et s’apparente souvent à une course d’obstacles ! Tout Y est Pour Apprendre, certes, on ne demande qu’à y croire, mais il y a pas mal de choses qui se trouvent au fond du couloir à droite, dans le tiroir des peignes à côté du beurre ! Bonjour le creusement des méninges dans ce véritable jeu de piste où n’importe quel petit Poucet en aurait déjà perdu tous ses petits cailloux, ce qui est vraiment un comble au vu du sujet proposé ! »

    Et si on faisait une carte mentale avec liens pour s’y retrouver dans ce MOOC ?

  2. Ben oui, justement, Gilles a déjà montré la voie (et avec le brio que nous lui avons reconnu), mais bon, c’est tout de même un comble, mon pauv’ monsieur :-))) Je me souviens de quelqu’un disant que dans cette affaire, il apprenait bien lpus par tous les « à-côtés » que par le contenu diffusé… Je ne sais pas si tu te souviens de ça… C’est super, et en même temps ça me fait un peu drôle… mais bon, ça passera peut-être, hein ?

    • J’ai un peu remonté la pente depuis notre hangout after session. Je reste quand même circonspect, ça ne m’empêche pas de contribuer d’une manière ou d’une autre. Une chose de sûre, je ne me précipiterai pas Jeudi prochain pour assister à la 4ème vidéo.
      En revanche, un p’tit debrif. je serai toujours partant.

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  4. Le , Christine Vaufrey a dit:

    Bonjour,

    Je suis surprise par le lien que vous faites entre les assises de l’enseignement supérieur et le Mooc ITYPA.
    Au risque de me répéter, je précise donc que le Mooc ITYPA est né de la volonté, et uniquement de la volonté, de quatre personnes : Jean-Marie Gilliot, Anne-Céline Grolleau, Morgan Magnin et moi-même, Christine Vaufrey. Nous avons pris cette initiative en avril 2012, avec des réunions à distance dès le mois de mai. Nous avons travaillé à la préparation de ce Mooc jusqu’à son ouverture, le 4 octobre.
    Ce Mooc n’a dont absolument rien à voir avec les Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche. Ce n’est donc p)as un nénuphar, mais au moins un plant de tomate ;-), auquel il faut environ 6 mois pour germer, croître et donner des fruits.
    C’est précisément parce que nous étions tous les quatre un peu irrités de constater le silence assourdissant de l’université française devant les déclarations tonitruantes des universités américaines (le MIT, initiateur de EdX, vise un milliard d’apprenants, selon une récente vidéo de promotion) et les milliers de cours en ligne mis gratuitement à disposition, que nous nous sommes lancés dans l’aventure. Sans aucun doute, si le Mooc ITYPA avait été chaperonné par une université française, aurait-il revêtu les habits des xMoocs américains, avec des contenus pré-déterminés et des enseignants stars. Nous avons préféré nous rapprocher des concepteurs canadiens des cMooc, qui selon nous sont beaucoup plus en phase avec nos aspirations d’accroissement de l’autonomie des personnes désirant conduire leur propre autoformation notamment (mais pas exclusivement) avec les outils et ressources numériques, que les xMooc qui distribuent finalement du contenu à distance comme on sait le faire depuis 30 ans maintenant (et beaucoup plus, si on se réfère à a formation par correspondance qui existe depuis le XIXe siècle), mais à une plus grande échelle que par le passé.
    Certes, le Mooc ITYPA n’est pas parfait, loin de là. Je ne connais d’ailleurs aucun dispositif de formation qui soit parfait, c’est à dire adapté à l’ensemble des apprenants et exempt de tout défaut de conception ou d’animation. Mais nous travaillons sans relâche à son amélioration. Je serais désolée que vous pensiez que nous nous tournons les pouces depuis le début du Mooc. L’amélioration de la navigation dans le site fait désormais partie de nos priorités. Jusqu’à maintenant, nous avons surtout travaillé à faciliter l’accès aux problématiques par des pistes d’activités et des ressources d’amorçage plus accessibles que celles que nous avions initialement prévues. Nous passons également un temps important à repérer et valoriser les productions des apprenants sur leurs propres suports. Nous avons également fait un travail conséquent de structuration des réunions en direct. Je le répète, rien de tout cela n’est parfait et il nous échappe encore beaucoup de choses, y compris sur ce que nous pensions avoir bien balisé. Mais soyez sûr que l’intérêt de l’apprenant est, depuis le tout début de la conception de ce Mooc, notre principale préoccupation. Nous nous sommes engagés dans un cMooc plutôt qu’un xMooc en étant bien conscients de l’aspect « brouillon » et complexe de ce format, en particulier parce que nous avons l’expérience, en tant qu’apprenant, de ce genre de cours et avons du nous aussi affronter ces difficultés.
    Je vous invite à lire les billets que nous publions sur « ITYPA, un mooc vu dans les coulisses » : http://itypa.wordpress.com/ , qui vous donneront une idée de notre travail et de nos points de vue.

    • Bonjour. Je vous remercie de l’intérêt que vous me témoignez.

      Vous me précisez que le MOOC ITYPA n’est aucunement en lien avec les assises de l’enseignement supérieur, malgré ce que j’avais cru comprendre. J’en prends bonne note.

      En même temps, vous faites part de votre « irritation » face au « silence assourdissant de l’université française devant les déclarations tonitruantes des universités américaines« . Quelle qu’en soit l’origine, il y a donc bien dans cette affaire une volonté de « faire exister quelque chose en face« . Que cette volonté n’ait pas été impulsée par les directives de nos gouvernants est une chose que je vous concède bien volontiers, puisque vous le dites. Il n’en reste pas moins que lesdits gouvernants semblent pour le moins « regarder dans la même direction« , mais après tout, ceci n’a peut-être aucun rapport avec cela.

      Vous m’annoncez également qu’il n’y a pas eu de précipitation dans la mise en place du projet. J’admets volontiers m’être également trompé sur ce point. En même temps j’avoue ne pas très bien savoir si cela me rassure, ou au contraire m’inquiète davantage…

      En revanche, je pense pas du tout que vous vous « tournez les pouces depuis le début du Mooc » et n’ai jamais prétendu une chose pareille. Si c’est l’impression que mes lignes ont pu vous donner j’en suis sincèrement désolé. Je suis parfaitement conscient que tout cela demande une grande quantité de travail. Et que ce travail prend pour point de départ des valeurs que je partage complètement (je précise au passage être moi-même un fervent admirateur de Sugata Mitra et du travail qu’il accomplit).

      Quel qu’en soit le résultat, vous et votre équipe avez eu le mérite de tenter quelque chose, et comme vous le dites avec tant d’à-propos, on ne peut pas plaire à tout le monde. Voilà en effet qui est sans appel.

      Il n’empêche : au fil des sessions, je trouve (pour ma très modeste part) le temps de plus en plus long durant ces « visionnages » du jeudi, et je répète que mon intérêt s’émousse très nettement d’une semaine à l’autre. Croyez-bien que j’en suis désolé, à la limite je suis peut-être le seul à penser cela, mais avec tout le respect que je vous dois (…et ce n’est pas qu’une formule) cela ne change rien au fait.

      Un aphorisme, attribué à tort ou à raison à Confucius, dit « Lorsque tu feras quelque chose, sache que tu auras contre toi ceux qui voulaient faire la même chose, ceux qui voulaient le contraire, et l’immense majorité de ceux qui ne voulaient rien faire« . Je reprends volontiers ces quelques mots à mon compte et me déclare par avance prêt à faire publiquement mon autocritique pour le cas où le nombre des participants du MOOC venait à monter en flèche d’ici la fin du dispositif.

      Cela sera le signe que, décidément, je me serai trompé sur tout (…quel ballot !) et que mon ressenti était parfaitement inique et injustifié.

      En espérant que (je vous cite) « notre hétérogénéité soit mise en valeur comme une force« , je formule avec vous le voeu que (je vous re-cite) « le Mooc ITYPA ne soit pas un bocal à la paroi de verre quasi-invisible mais diablement résistante« . Dans cette perspective, je vous souhaite le meilleur. Et que vive le connectivisme !

      • Le , Christine Vaufrey a dit:

        il est bien certain que l’idée du Mooc ne nous est pas venue subitement à tous les quatre (nous ne nous sommes jamais rencontrés) un matin, au saut du lit : « tiens ! et si je faisais un mooc ? Ah, il me faut une équipe ! Vite, je l’écris sur Twitter ! ». Il a fallu pas mal de signes plus ou moins visibles pour que nous en arrivions à cette décision d’en créer un ensemble. Mais personne ne nous a forcé la main, c’est une décision absolument personnelle. Et quand le cours a ouvert et que les participants ont commencé à se présenter sur le forum, nous avons été surpris du nombre d’enseignants universitaires et d’ingénieurs pédagogiques. Je ne travaille pas du tout dans ce milieu, et j’étais passée complètement à côté de l’intérêt des universités pour ce type de dispositif, ne voyant rien sur leurs sites et dans leurs offres de cours qui pouvait m’inciter à penser qu’elles étaient tentées de se diriger vers des cours ouverts aussi éloignés des canons de l’enseignement académique. Il faut croire que je m’étais trompée.
        Autre sujet :
        Je comprends que vous vous ennuyiez lors des réunions en direct. Personnellement, je ne supporte pas de rester plus de 10 minutes devant mon ordi à regarder une vidéo. Je suis toujours tentée d’ouvrir d’autres onglets, les autres sites me semblent subitement plus intéressants. La seule façon de me faire rester (et je suis obligée de le faire assez souvent, notamment pour rendre compte des ressources vidéos sur Thot), c’est de prendre des notes. ca m’occupe les mains (pas mal) et la tête (un peu). Nous nous efforçons de créer des réunions en direct de plus en plus structurées. ca ne marche pas à tous les coups. Certes, il y a toujours quelque chose à prendre, mais il faut tenir… Gilles Le Page crée des cartes heuristiques des réunions vidéos. je suis sûre que ça l’occupe. En plus, son travail est infiniment profitable aux participants, et je le remercie officiellement solennellement chaleureusement ici de ce travail ! 🙂
        Bon, j’espère que vous serez avec nous lors de la prochaine réunion parce que Denys Lamontagne, c’est du lourd. Ah là là, je suis en train de lui mettre la pression. Vous aurez tout à fait raison de m’en vouloir si vous continuez à vous ennuyer. Et si vous avez des suggestions pour rendre ces réunions plus stimulantes, nous sommes preneurs. ca pourrait même faire l’objet d’un fil de discussion sur le forum du site itypa, qu’en pensez-vous ?

  5. Merci !

    Merci d’avoir su entendre l’appel qui était tapi derrière la critique. En effet si je m’efforce le plus souvent de ne pas cacher mon ressenti, j’ai horreur de blesser inutilement, et je ne supporte pas d’être enfermé dans le camp de ceux qui préféreront toujours la critique à l’action.

    Merci également d’avoir ainsi accepté de voir votre projet, votre bébé remis en question par un quidam, un obscur, un sans-grade. Quand j’ai lu ces mots que vous avez employés : « […] Vous aurez tout à fait raison de m’en vouloir si vous continuez à vous ennuyer », je suis devenu tout rouge, je vous le promets. Car ce faisant, vous avez fait la preuve d’une grandeur d’âme dont je doute fort être capable de mon côté.

    J’accepte donc avec joie votre main tendue, votre appel pour « rendre ces réunions plus stimulantes », et vais de ce pas m’empresser de lancer le fil de discussion que vous me suggérez.

    En attendant je vous tire mon chapeau, très très bas !

    Bien à vous,

    Bernard

    • Le , Christine Vaufrey a dit:

      😉
      et à jeudi soir.

    • Bonjour Bernard

      Il ne faut pas non plus se battre la coulpe à ce point, car la critique peut-être positive ! En tout cas ton billet me parle car il fait écho à quelques questions que je me posais également sur l’origine du MOOC. La question des motivations des créateurs m’intrigue un peu, même si je me mets pas en doute leur intégrité et leur envie de bien faire.

      La question du modèle économique des MOOC se pose également, et j’ai trouvé dans l’article ci dessous une présentation éclairée de la question des liens entre l’innovation pédagogique et les enjeux économiques.
      http://www.internetactu.net/2012/10/17/linnovation-educative-une-question-economique/

      Bon courage

      Frédéric Haeuw

      • Merci Frédéric pour ce commentaire et pour ce lien. J’en retiens particulièrement le passage suivant :

        L’un des sujets de préoccupation est le taux élevé d’abandon qui sévit sur les Moocs. Sur les 160 000 personnes qui se sont inscrites au cours d’intelligence artificielle de Norvig et Thrun, seulement 14 % ont terminé le cursus. Sur les 155 000 étudiants qui se sont inscrits à un cours du MIT sur les circuits électroniques en 2012, seulement 23 000 ont terminé le premier jeu de problèmes. Seulement 7 000 (soit 5 %) ont réussi le cours. Certes, c’est bien mieux que le nombre d’étudiants qui terminent le cours en présentiel chaque année – ils sont 175 -, mais le taux d’abandon met en évidence la difficulté de garder les étudiants en ligne attentifs et motivés.

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  8. Le , Christine Vaufrey a dit:

    ah, j’avais laissé un commentaire ici ce matin, mais c’est passé à la trappe. Je ovulais juste dire que les chiffres faramineux d’inscrits sur les xMoocs américains, qui fondent comme neige au soleil dès qu’on avance de quelques semaines dans le cours, sont aussi dus à l’inscription de très nombreux curieux (je viens là pour voir) et d’observateurs appartenant à des établissements d’enseignement supérieur (est-ce que ça vaut le coup, de faire des Moocs ?) qui n’ont jamais eu l’intention de s’inscrire dans une démarche d’apprentissage. C’est ce que signale John Daniel, dont j’ai chroniqué hier l’excellent article sur Thot. ITyPA n’échappe pas à ce mouvement, même si nos chiffres sont (heureusement) plus modestes. ON verra ce qui reste de cet engouement, une fois que les roulements de tambour se seront tus.

  9. Merci pour cette précision. Effectivement, nous avons toutes les raisons du monde de prédire et d’expliquer l’effritement des choses. Je viens d’ailleurs d’écrire un article sur un sujet un tout petit peu connexe (l’ennui), dans lequel je me suis permis de vous citer (http://wp.me/pD6Ro-fB).

  10. Bonjour,

    Je rejoins totalement Christine dans ces retours sur la première version de l’article, et me réjouis des échanges constructifs qui ont suivi. C’est vraiment emblématique des discussions qu’Internet permet, là où un billet d’humeur dans un journal papier n’aurait sans doute pas induit autant d’interactions.
    Je voulais réagir sur la question de la « personne qu’on n’entend pratiquement pas », car je suppose que cet élément m’est destiné. De manière très pratique, je gère l’administration du hang-out, le suivi de la bonne diffusion du live sur YouTube et des éventuels problèmes (par exemple assurer que Christine, qui nous avait prévenu de sa connexion plus tardive jeudi dernier, puisse bien nous rejoindre ; la gestion des micros ; etc.), et la gestion des retours sur certains canaux (pour répondre aux questions justement du suivi technique, ou réagir – quand le temps le permet – à certaines questions de fond et pouvoir le remonter). Cela ne se voit pas directement, mais – pendant les sessions synchrones – les différents animateurs et invités présents discutent pat un chat interne pour remonter les questions les plus pertinentes ou les plus représentatives. Voilà donc un aperçu du travail de l’ombre qui n’est, en effet, pas forcément visible a priori.

    Bon courage dans la suite du MOOC !

  11. Bonjour Morgan

    Merci de votre contribution. Effectivement, lorsque je parlais de « personne qu’on n’entend pratiquement pas », je pensais à vous pour la dernière séance, mais pas seulement. Dans les trois « retransmissions » que j’ai pu voir, on jurerait qu’il y a systématiquement un, voire plusieurs « silencieux de service » à chaque fois, et ce n’est pas forcément le même :-))) Ce n’est pas très grave, vous m’avez expliqué qu’il y a des raisons, ce dont je me doutais un peu, et puis il n’y a pas mort d’homme…

    Mais comme dit l’autre, en pareil cas on se demande… Et quand on se demande, on fait moins attention au reste. J’aurais aussi bien pu évoquer plein de détails, je sais pas moi, par exemple je parie un kilo de cacahuètes que je suis loin d’être le seul à avoir remarqué Jean-Marie qui s’envoie des grandes rasades de sa bouteille d’eau minérale king size quand il n’est pas en train de parler. Attention, comprenons-nous bien, il ne s’agit pas là de bienséance, mais tout simplement d’efficacité… Lorsque mon attention se relâche un peu, elle est forcément détournée par le moindre détail, et ici la bouteille jouait le rôle d’un oiseau sautillant dans la cour de récré :-)))

    Je me demande en définitive si un minimum de « montage » ne serait pas nécessaire… du moins si c’est possible (je n’ai pas bien compris si vous vous réunissiez en direct ou bien si la conférence est retransmise après coup pour tout le monde). Bien sûr, on n’est pas à la télé, où les choses doivent s’enchaîner pile poil et sans bavure (au service de sujets souvent beaucoup moins passionnants 🙂 mais tout de même.. je m’interroge sur la nécessité (ou non) de donner à la chose un côté plus « spectaculaire », dans le sens « plus proche du spectacle », pour assurer une meilleure attention du public. J’espère ne pas vous froisser en employant le mot spectacle, mais je précise que je fréquente pratiquement autant le monde du spectacle que celui de la formation 🙂 Vu que nous (participants et intervenants) ne sommes pas tous des Michel Serres (si vous avez lu mon denier post), il me semblerait très approprié de prendre en compte cette dimension. Encore une fois, on n’est pas à la télé, et il n’y a rien à gagner, si les gens partent avant les pubs 😉 c’est tant pis pour eux, etc… Mais bon, je serais preneur d’un minimum de scénographie, histoire de ne pas avoir l’air d’être fortuitement présent à une conversation entre amis dans leur bocal de verre (ce que Christine dit vouloir éviter à tout prix, et je sais qu’elle est sincère). Peut-être que je me trompe, je ne sais pas, mais je serais très heureux de recueillir votre avis, vous qui faites un peu fonction de « réalisateur » dans cette affaire, si j’ai bien compris… Pour finir, j’ai du mal à comprendre comment on peut sans dommage se trouver à la fois « dans l’ombre », comme vous dites, et sur le plateau. N’est-ce pas contradictoire ?

  12. Pingback: De la lettre #ITyPA du 22 octobre, j’ai retenu ? « Utilisation pratique Web 2.0

  13. Le , lepagegilles a dit:

    Bonjour Bernard.
    Ton billet est intéressant, et bien tourné qui plus est.
    Chercher à comprendre la genèse du MOOC est une bonne idée, mais je ne crois pas à « l’imparable logique » dont tu parles dans ton billet.
    Je reste moi persuadé que ceux qui ont décidé d’assumer ce MOOC le font avec leurs tripes, leurs convictions pédagogiques et une appréciation de l’évolution de l’acte de apprendre/former/enseigner que je partage : la « production personnelle d’intelligence », les échanges collaboratifs entre pairs et web2.0 sont essentiels. Même si le web2.0 n’est en réalité qu’un moyen faciliteur extraordinaire, pas une stratégie pédago.
    Puisque je crois en leur conviction, j’imagine que, comme nous le faisons tous, ils profitent de l’intérêt momentané de tel ou tel décideur pour obtenir les moyens de lancer l’expérience qui leur tient à coeur, et ils ont raison : cet intérêt est souvent fragile.
    L’expérience de ce MOOC ITyPA est belle, utile, elle vient au bon moment. Comme tu l’as toi aussi perçu, je pense que les grandes universités américaines ont déjà mis la main sur le concept pour attirer et fidéliser des centaines de milliers d’étudiants dans le monde entier, et leur vendre ensuite des titres ou d’autres produits.
    tant mieux si un petit contre-pouvoir s’installe. Tant mieux si une approche « connectiviste » se pose en alternative aux « distributions de supports » par le Net… tant mieux si UN MOOC est francophone…
    Je suis heureux d’être dans le bateau ITyPA, d’y rencontrer plein de gens captivants , qui écrivent des articles intéressants et me poussent à réfléchir et à « produire » moi aussi du contenu … comme je suis en train de le faire, littéralement, en te répondant 😉 …(c’est à B. Lamailloux que je m’adresse)

    …et je vais copier coller ce que je viens d’écrire dans mon blog 🙂 ça me semble cohérent.
    Gilles Le Page

    • Merci Gilles. Comme tu le sais, je partage ton enthousiasme, et suis aussi heureux d’être dans ce bateau, et d’y rencontrer plein de gens captivants… 😉

      De ton côté , lors de la dernière séance, as-tu ressenti quelque ennui ou bien es-tu au contraire resté littéralement « scotché » à ton pécé ?

  14. Le , lepagegilles a dit:

    Sur le « quelqu’ennui », je te suis. 🙂
    J’aurais effectivement apprécié que certaines interventions soient plus proches des attentes des participants, en tout cas qu’on digresse un peu moins.
    Mon avis : « remettre l’apprenant au centre », et l’inviter au débat est une façon de ne pas l’oublier.
    Je l’ai exprimé sur Twitter en live, et j’ai répondu à ton fil de discussion http://mooc.fr/lneap/node/312, fil qui est d’ailleurs un bon exemple de ce que j’appelle « production d’intelligence » 😀
    Merci d’animer ce fil utile et pas futile 😉
    …Gilles (ai-je mis dans le mille ?)

  15. Pingback: Réactions | Pearltrees

  16. Pingback: Le MOOC ITyPA : une initiative francophone bienvenue et productive | E-pédagogie, web2.0

  17. Pingback: Non, l’ennui n’est pas une fatalité...

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