Apprendre mieux

Un blog de Bernard Lamailloux – ingénierie pédagogique et artistique

Archives mensuelles de “juin, 2014”

Les pauvres n’aiment que les cartes bleues (!?)

Les pauvres n'aiment que les cartes bleues (!?)

C’était à Aix, hier, rue Bédarride, peu avant 16 heures. Une commerçante accorte m’avait offert un petit échantillon de glace au yaourt, que je n’avais pas eu le cœur de lui refuser, surtout qu’une dame (âgée, plutôt chic) qui passait par là m’encourageait à accepter (oui… il arrive souvent que des inconnus m’adressent la parole dans la rue !).

Bien embêté avec mon mini pot de glace (étant à quelques encablures du cabinet de ma diététicienne, j’aurais sans doute assez mal digéré ce présent, pour d’obscures et psychosomatiques raisons…), j’entrepris, quelques secondes plus tard, de l’offrir à la dame chic et âgée.

Celle-ci refusa aimablement mais, décidément bien en verve, elle me suggéra d’offrir ma glace à un SDF qui faisait la manche, assis sur une marche tout près de nous.

Le SDF refusa aussi, et c’est là que la dame chic et âgée me fit sa sortie mémorable « Eh oui, que voulez-vous, les pauvres n’aiment que les cartes bleues !… »

J’ai trouvé ça du plus haut comique… Au-delà du côté… disons pour le moins discutable d’une telle sentence attribuée de manière si définitive, j’ai trouvé que c’était là un signe flagrant (à mes yeux) de deux choses concomitantes :

 

      • Une panse bien nourrie…
      • Et une langue bien pendue.

Je n’ai après tout rien contre les premières, et j’avoue avoir un très fort petit faible pour les secondes !
Surtout que la dame disait ça avec l’œil qui pétille… ce qui change tout !

Une vieille dondon mal embouchée eut-elle dit la même chose, je lui aurais volé illico dans les plumes !

Bien à vous,

Bernard

Promotion, personal branding : Thunderclap , l’arme fatale

…ou « Quand le crowdfunding se transforme en crowdspeaking »

capharnaüm

L’idée part d’un constat tout simple : Les réseaux sociaux prennent souvent l’aspect d’une sorte de basse-cour remplie de millions de caquètements poussés dans un joyeux tintamarre parfois sympa, mais pour tout dire le plus souvent cacophonique. A l’usage, tous ces millions de petits bruissements, il faut bien le dire, sont (pour beaucoup d’entre eux) autant de coups d’épée dans l’eau, et beaucoup d’énergie pour rien , ou si peu…

Ainsi, donner réellement du poids à  un post sur Facebook, sur Google+, ou à un tweet se révèle le  plus souvent mission impossible pour Monsieur ou Madame Tout le Monde.

Le constat est en effet implacable : pour qui espère avoir la moindre chance de faire… sinon porter, du moins entendre sa petite voix au milieu de tout ce tumulte, mieux vaut avoir les moyens de faire appel à ces nouveaux prêtres des temps modernes que sont les community managers.

Oui, mais ça c’était avant… Avant Thunderclap !

Chez Thunderclap, ils ont très bien compris qu’avec la webosphère nous barbotons tous de concert dans un système où la viralité est optimisée au maximum et où seuls les pages et profils les plus suivis sont assurés de bénéficier d’un relais suffisamment significatif de leurs messages, likes, shares, re-tweets, etc.

C’est précisément dans ce sens que sont conçus les puissants algorithmes de ces mastodontes que sont Facebook, Google, Twitter et consorts pour faire « remonter » mécaniquement tout ce qui a l’air de faire le buzz, créant ainsi de manière automatique et programmée un phénomène d’amplification artificielle, de caisse de résonance, si on veut…

Quand nous contribuons involontairement aux  recettes publicitaires es mastodontes…

Pour quelle raison ? Élémentaire mon cher Watson, cela augmente mécaniquement les recettes publicitaires, quand le mastodonte décide d’agréger certaines publicités à certains résultats de requêtes, par exemple. Or, les divers  messages que nous tapotons les uns et les autres avec nos petites mains potelées étant fatalement étalés dans le temps, si peu que ce soit, même en cas d’engouement contagieux pour une idée, leurs impacts en sont forcément réduits…

Le coup de génie des créateurs de Thunderclap (…du studio New Yorkais De-De, pour « Design-Develop ») vient de ce que leur plateforme utilise un modèle «tout-ou-rien» similaire à des sites de crowdfunding tels que Kickstarter. En clair cela signifie que si la campagne n’a pas atteint son nombre désiré de supporters dans le laps de temps donné, l’organisateur ne reçoit aucun des « dons » (…la nature de ces « dons » particuliers est expliquée plus loin). Rien, nib, nada, le flop intégral. Un peu comme dans l’histoire de cendrillon, quand le carrosse se transforme en citrouille. C’est la règle du jeu !

Vous voulez du suspense ? Des rebondissements ? Des sueurs froides ? …Ne vous tracassez pas, Thunderclap va s’en occuper, bien au-delà de vos espérances

Il découle du diabolique scénario de ces design thinkers (suivez mon regard…) un suspense toujours assuré, et des campagnes forcément à rebondissements (du style « Il faut absolument que je me démène pour trouver 10 supporters de plus à la cause que je soutiens, sinon dans 2 jours tout s’arrêtera…).

Il ne faut en effet jamais perdre de vue le fait qu’une fois la campagne arrivée à échéance (compter 1 à 2 mois), c’est un véritable tonnerre d’applaudissements qui déferle de manière synchrone sur les réseaux sociaux des 100, 250 ou 500 « supportes » visés, plus toutes les personnes qui auront été impactées (contacts cumulés de tous les supporters)…

Le principe :

Participer à une campagne Thunderclap revient à inviter l’ensemble de vos « friends » et autres « followers » à soutenir votre cause en vous autorisant à poster votre message via leurs comptes respectifs, le but étant de créer créer une vague de posts beaucoup plus visible qu’une cascade de re-partages ou re-tweets. Ainsi la portée de votre message est décuplée par le nombre de personnes atteintes dans un même temps.

A titre d’exemple, la campagne « The March for Innovation », lancée en mais 2013 aux états Unis, qui a permis d’atteindre un impact social de…  46 millions de personnes ! De belles surprises à la clé, donc…

…à moins que l’objectif visé ne sois pas atteint, auquel cas ce n’est qu’un pétard mouillé fera juste un petit plof tristounet en n’impactant même pas le bout de mare qui se trouve près de la citrouille de Cendrillon.

Ici on se constitue des trésors de guerre et des bombes à retardement sans argent, uniquement avec des « pouces en l’air » !

Car ici, les « dons » ne sont pas constitués de sommes d’argent destinées à s’agréger pour arriver à atteindre la somme nécessaire pour que Marcel, agriculteur retraité, puisse nourrir convenablement les deux chevaux cacochymes et attachants qu’il espère sauver de l’abattoir après une vie de dur labeur méritant…

Non. Avec Thunderclap, pas d’argent en lice. Ici, vous ne donnez que… votre soutien pour une cause ou un projet que vous entendez contribuer à encourager. Un peu comme une signature sur une pétition, si on veut…

Rassurez-vous : là, j’imagine déjà les mines défaites de quelques-uns d’entre vous., sur le mode « Ah, c’est tout ?… Bon, il faut qu’on y aille, là… ». Attendez, ne partez pas ! Sachez que je suis totalement en phase ! Rien n’est plus sujet à caution que la question de savoir quel impact réel a notre signature au bas d’une pétition, fût-elle en ligne… Quelle raison ai-je en effet de penser que ma B.A. du jour aura réellement mis plus de chances du côté des deux chevaux du père Marcel, au-delà du sentiment de bonne conscience que cela m’aura procuré ?

D’une pierre deux coups

Imaginez le sentiment de celui ou celle qui peut se dire avec certitude « Ce en quoi je crois, mes valeurs en somme, tout cela est enfin défendu et encouragé avec efficacité! ».

Il sait que non seulement il a pu faire entendre sa propre voix, mais que cette voix sera effectivement utile à quelque-chose, parce que mécaniquement prise en compte. Avec en prime le sentiment si enivrant et si répandu selon lequel « Ensemble, on fait beaucoup plus de bruit ». Comme… je sais pas moi, comme… un coup de tonnerre !

Rappelez-moi : Comment dit-on « Coup de tonnerre », en anglais, déjà ?

 

PS : Si vous voulez vivre une campagne Thunderclap en grandeur nature dans la peau d’un supporter, pourquoi ne pas rejoindre la campagne démarrée le 12 juin dernier par l’auteur de ces lignes ?  Si le coeur vous en dit, rendez-vous sur « Le rêve de Bernard« …

Le rêve de Bernard

 

Sources : http://histoiresdeweb.fr/thunderclap/
http://blog.zone-franche.fr/2013/07/08/thunderclap-coup-de-tonnerre-dans-la-twitto-facebookosphere/
http://en.wikipedia.org/wiki/Thunderclap_(website)

 [Dans un prochain article, je vous expliquerai comment participer efficacement à une campagne Thunderclap dans se faire nécessairement kidnapper tous nos contacts, et également comment monter – en 3 mn chrono – sa propre campagne Thunderclap.]

 

 

Glander, une philosophie de vie (éloge du glandeur)

montage glandeurs et lagaffe

Bonjour. Il se trouve qu’avec quelques e-amis, nous nous sommes tout récemment retrouvés embringués dans un MOOC (cours en ligne) intitulé « La Pensée Design ». Le mooc devrait durer jusqu’au 13 juin. Si vous voulez savoir ce que c’est, rendez-vous sur http://mooc.france-bs.com/.

Quand les mouches vont au marché, les glandeurs vont au mooc

Au départ, mes propres motivations pour m’inscrire à ce MOOC peuvent se résumer ainsi : « Eh m’sieur l’juge, j’vous jur’ j’voulais pas y aller au début, et puis c’est mes potes y m’ont dit zyva viens avec nous y’a un radiateur au fond on s’met tous là… »

Sans même attendre que le cursus soit démarré, j’ai donc entrepris de créer (avec l’aide de quelques camarades de front) un collectif de travail qui devait à l’origine s’intituler « Les gros nazes du fond », mais au bout de 1641867812549991 tours de scrutin nous nous sommes mis d’accord sur un titre nettement plus approprié, et qui fait désormais consensus

Nom de ce fameux groupe (sur Facebook) : « Les glandeurs du radiateur du fond » (Frédéric, si tu nous regardes, merci du fond du cœur). Par ailleurs, le fruit de nos travaux peut être consulté ici.

Ce fut un régal… ça l’est toujours à l’heure où j’écris ces lignes ! Mais il m’a hélas fallu très vite constater une chose : la notion de glandeur demeure assez floue pour beaucoup de gens, et à les lire, il m’arrive parfois de ressentir un symptôme de « glandeur et décadence ».

Ainsi ai-je pu lire sous la plume de plus d’un, quelques remarques, voire quelques réserves, exprimées le plus souvent sur le mode « Houlà, vous êtes bien actifs, pour des glandeurs ! »… sans compter les allégations de « vrai glandeur », « faux glandeur », voire « vrai faux glandeur » qui ont commencé à fuser ici et là, et que certains de mes amis ont commencé à se lancer à la figure à mon grand désarroi (en bon glandeur qui se respecte, je ne supporte pas le gaspillage d’énergie).

J’ai donc éprouvé le besoin d’écrire ici ce petit billet en forme de mise au point. Il aurait très bien pu s’intituler « Qu’est-ce qu’un glandeur, au juste ? »…

C’est vrai ça, « Qu’est-ce qu’un glandeur, au juste ? »…

Tentons d’apporter quelques éléments de réponse à cette épineuse question. Chacun ayant sa propre idée, son propre point de vue quant à la question et au statut exact du glandeur, du glandeur, je ne vois pas au nom de quoi je me gênerais pour vous exposer le mien, qui vaut ce qu’il vaut, et vice versa.

D’abord, il ne faudrait surtout pas prendre les glandeurs pour des imbéciles :

Un glandeur est quelqu’un qui a conscience d’être naturellement décalé, en quelque sorte, et qui s’en fiche. D’ailleurs il se fiche d’énormément de choses…

les glandeurs - appli pour smartphones et tablettes

Une appli pour smartphones et tablettes est en cours d’élaboration (…authentique !)

Un imbécile, quant à lui, ne peut absolument pas s’empêcher d’être tout le temps en décalage. C’est hors de son contrôle, et contrairement au glandeur, il a aucune conscience de cet état de fait (d’où la célèbre réplique des « Tontons flingueurs » : Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît !« …

Seul le sot est capable de prendre un glandeur pour un imbécile. Pas fou, le glandeur ne fera rien pour l’en dissuader. La raison en est ultra simple : il se fiche de ça aussi !

Didier, roi des glandeurs

Un exemple d’attitude archétypale de glandeur : Didier, un ami d’enfance, le jour où notre professeur annonça solennellement les résultats du bac devant notre classe pétrifiée d’angoisse, s’entendit dire… qu’il était le seul de la classe à ne pas avoir été reçu.

Croyez-vous qu’il se soit démonté ? Pas du tout ! Il s’est contenté d’ouvrir son sac à bandoulière, d’en extraire un énorme sandwich, et de mordre dedans à pleine dents tout en s’exclamant d’un air bonhomme : « Oh, c’est pas grave ! Quand l’appétit va, tout va ! ».

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on est bien c'est la fête

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Là où un cancre serait devenu soit tout rouge, soit carrément agressif, Didier ne s’est absolument pas démonté, et savoura à leur juste valeur (en même temps que sa roborative pitance) les éclats de rire de toute la classe, professeur compris. C’est ça qui est très fort.

Finalement, il me semble bien que Didier a décroché son bac de justesse, en septembre, à la session dite « de rattrapage ». Car en toutes choses le glandeur possède mieux que personne l’art instinctif de doser l’effort, une faculté que lui envient moultes besogneux et autres non comprenants…

Finalement, un glandeur est toujours plus ou moins débordé…

Un glandeur est toujours débordé : même quand il ne fait rien, il est en plein processus de créativité. C’est le Shadok azimuté au milieu des Gibis conformistes. C’est la cigale qui ne se soucie même pas de l’existence de la fourmi, mais qui s’en porte tout aussi bien, en ne récoltant pas forcément le courroux des cieux. C’est Isaac Newton faisant la sieste au pied d’un arbre, et découvrant incidemment les lois de la gravitation universelle en se prenant une pomme sur la tête. C’est Gaston Lagaffe faisant le désespoir de tout son bureau à coup de siestes volées à ses honnêtes collègues bureaucrates, mais travaillant sans relâche pendant des temps forcément gigantesques à d’improbables prototypes (…clin d’œil à mes camarades moockitoes). Si ça c’est pas du boulot…

glandeurs facétieux (balançant de l'eau)

Le glandeur a donc perpétuellement quelque-chose en tête. Il est souvent espiègle, et fondamentalement passionné. Mais il a horreur qu’on cherche à lui imposer ses centres d’intérêt. A titre d’exemple, faites-lui visiter un musée à l’occasion de vacances à l’étranger, il ne va pas forcément parcourir avec son groupe l’ensemble des salles au pas de charge avec une avidité aussi douloureuse que préoccupée. Si ça se trouve, il va s’arrêter au bout du deuxième tableau, et entrer dans une discussion interminable avec le gardien ou la gardienne qui se trouve là.

Quand les autres, fourbus, de retour de leur étrange marathon, vont le retrouver, ils l’admonesteront sans doute avec condescendance, sur l’air de « Mais où étais-tu ? On t’a cherché partout ! Ah là là, celui-là alors, il est impayable. Heureusement qu’on l’aime bien, tiens ! »

Bien entendu, le glandeur se fiche aussi de ça, et les laisse croire qu’ils ont appris beaucoup plus de choses que lui…

Bien à vous,

Bernard

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couv vignette parution le 2 juillet

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