Apprendre mieux

Un blog de Bernard Lamailloux – ingénierie pédagogique et artistique

Quelle est votre véritable valeur ? (« […] tu es comme cette bague »)

entre rêve et réalité

Un jour, un jeune disciple zen alla trouver son maître.

« Je viens vous voir maître, parce que j’ai l’impression d’avoir si peu d’importance que cela m’ôte toute envie de faire quoi que ce soit. Tout le monde me dit que je suis un bon à rien, que je suis maladroit et stupide. Comment puis-je m’améliorer? Comment m’y prendre pour être mieux considéré ? »

Le maître, sans le regarder lui dit : « Je suis vraiment désolé mon garçon. Je ne peux t’aider, car je dois d’abord résoudre un problème personnel. Peut-être plus tard… »

Après une pause, il ajouta :

« Si tu voulais m’aider, toi, je résoudrais ce problème plus vite, et, ensuite, peut-être pourrais-je te venir en aide…

– Euh… j’en serai ravi, maître, bredouilla le jeune homme en ayant de nouveau le sentiment qu’on ne lui accordait que peu d’importance et qu’on remettait ses propres besoins à plus tard.

– Bien, poursuivit le maître. Il retira une bague qu’il portait au petit doigt de la main gauche et, la donnant au jeune homme, il ajouta :

– « Prends le cheval qui est dehors et va jusqu’au marché. Je dois vendre cette bague pour rembourser une dette. Il te faut en obtenir la plus grosse somme possible et, de toute façon, pas moins d’une pièce d’or. Va-t’en et reviens avec cette pièce aussi vite que tu pourras. »

Le garçon prit la bague, et s’en fut. Aussitôt arrivé sur le marché, il se mit en devoir de la proposer aux marchands ; ceux-ci la regardaient avec intérêt, jusqu’à ce qu’il annonce le prix qu’il en demandait.

Dès qu’il mentionnait la pièce d’or, certains ricanaient, d’autres détournaient la tête… seul un vieillard fut assez aimable pour prendre la peine de lui expliquer qu’une pièce d’or était à ses yeux bien trop précieuse pour l’échanger contre cette bague. Désirant lui venir en aide, quelqu’un alla jusqu’à lui en offrir une pièce d’argent, et ajouta même un récipient en cuivre, mais le garçon avait des ordres stricts : ne pouvant accepter moins d’une pièce d’or, il rejeta l’offre.

Abattu par son échec, après avoir vainement proposé le bijou à toutes les personnes qu’il avait croisées sur le marché – au moins une centaine – il se résolut à enfourcher le cheval et prit le chemin du retour.

Ses pensées étaient amères. Comme il aurait aimé avoir une pièce d’or à donner au maître pour le soulager de ses soucis et recevoir son conseil ainsi que son aide !

Il revint donc chez celui-ci.

« Maître, dit-il, je regrette. Il est impossible d’obtenir ce que tu demandes. Peut-être aurai-je pu échanger la bague contre deux ou trois pièces d’argent, mais je ne voudrais tromper personne sur la valeur véritable.

– Tu viens de dire une chose très importante, mon jeune ami, répondit le maître en souriant. Il nous faut d’abord connaître la véritable valeur de cette bague. Reprends le cheval et rends-toi chez le bijoutier. Qui mieux que lui peut l’estimer, en effet ? Dis-lui que tu voudrais la vendre et demande lui combien il t’en donnerait. Mais surtout, quoi qu’il te propose, ne la lui vends pas. Reviens plutôt ici avec ma bague pour me dire ce qu’il en est. »

Le jeune homme entreprit donc une nouvelle chevauchée pour se rendre chez ce bijoutier.

Celui-ci examina attentivement la bague à la lumière d’une lampe à huile, puis il la regarda avec sa loupe, la soupesa et finit par dire :

libellule au bout d'une main

« Mon garçon, dis au maître que, s’il veut vendre sa bague tout de suite, je ne peux lui en donner plus de cinquante-huit pièces d’or.

– Cinquante-huit pièces d’or ! s’exclama le jeune homme.

– Oui, répliqua le bijoutier. Je sais qu’avec du temps, on pourrait sans doute en obtenir plus de soixante-dix, mais si la vente est pressée… »

Tout ému, le garçon courut chez le maître pour lui raconter l’histoire.

« Assieds-toi, lui dit celui-ci après l’avoir écouté. Cette bague est un bijou précieux, unique. En tant que tel, seul peut l’estimer un véritable expert. Pourquoi exiger du premier venu qu’il découvre sa vraie valeur ?

Toi-même, tu es comme cette bague ».

Après avoir prononcé ces paroles, il remit la bague au petit doigt de sa main gauche, et retourna tranquillement à ses affaires.

Cette histoire m’a été racontée il y a quelque temps déjà par mon amie Geneviève Gabriel.

En repensant à son sourire magnifique, bienveillant, un tantinet espiègle, je ne peux m’empêcher, à la lumière de certains événements, de penser au côté, disons « prémonitoire » qu’elle revêtait…

Aujourd’hui, étrangement motivé par je ne sais quelle impulsion (suite à un commentaire d’Annette sur mon post précédent), j’ai procédé à quelques recherches sur le net dans l’espoir de retrouver cette histoire, et j’ai fini par en retrouver la trace.

Elle y est présentée comme un Extrait de l’ouvrage « Laisse-moi te raconter les chemins de la vie », de Jorge Bucay, traduit de l’espagnol (Argentine) par Nelly Lhermillier, éditions Pocket  déc. 2010.

Après être allé y voir de plus près sur Amazon, j’ai immédiatement décidé d’acheter ce livre.

Mes meilleures pensées vont aussi à Stéphane Pietra, pour cette phrase, prononcée jadis :

« La valeur d’une personne doit pouvoir être appréciée…

– Dans  le bon contexte…
– Par des personnes capables de la mesurer ».

 Ce post est dédié à Laurène Castor.

Publicités

Navigation dans un article

14 réflexions sur “Quelle est votre véritable valeur ? (« […] tu es comme cette bague »)

  1. Pingback: Quelle est votre véritable valeur ? (&qu...

  2. Dans un de mes romans, j’écris « il faut d’abord faire ses preuves pour être apprécié à sa juste valeur » c’est ce que me disait ma mère face à mon impatience. J’aime beaucoup ce récit. Me permettez-vous de vous emboiter le pas avec une histoire de mon enfance ? Tant pis je prends le risque ! Un vieil homme possédait un petit lopin de terre et pour le cultiver il avait 2 ânes. Un matin son champ a été saccagé par l’un des deux ânes qui s’était détaché durant la nuit. Le vieil donna une raclée à l’âne qui était resté sagement attaché. « Pourquoi moi demanda-t-il au vieil homme, je n’ai rien fait ». « Certes mais au moins tu sauras ce qui t’attend s’il te prenait l’envie d’en faire autant. Pour l’autre âne c’est trop tard, le mal est fait ». Petite fille je me révoltais trouvant l’attitude du vieil homme injuste, aujourd’hui je comprends mieux. Et vous ? Amicalement. Annette

  3. eh voilà, réparé, ni vu ni connu… 😉

  4. Super ! Merci Bernard. Bon vous avez donc accepté avec le sourire mon intrusion sur votre blog avec ma petite histoire.
    J’aime beaucoup les vôtres. J’aime cette sagesse des hommes « d’avant ». Amicalement. Annette

  5. Maintenant, sur le fond, quant à la question de l’attitude du propriétaire de l’âne, je m’étonne que les deux seuls choix qu’on nous présente soient « corriger l’âne qui s’est détaché durant la nuit » ou « corriger celui qui est resté », et, partant, d’être plus ou moins en phase, ou plus ou moins choqué par l’une ou l’autre de ces propositions. Pour ma part, je les trouve l’une et l’autres aussi navrantes qu’affligeantes, et je vais tenter d’expliquer pourquoi.

    Il me semble en effet que c’est ce vieil homme serait bien inspiré de « corriger » plutôt son propre comportement l’amenant à choisir de battre tel ou tel de ses deux ânes, non mais franchement, je vous demande un peu…

    Dans un même ordre d’idées, certains doivent se poser la question de savoir s’il est plus approprié de « corriger » leur femme ou bien leurs enfants, pendant qu’on y est… Et tous, bien entendu, prêts à expliquer, la bouche enfarinée et la main sur le coeur que « C’est vrai ça, moi je ne voulais pas agir ainsi au départ, mais ils ne comprennent que ça, du coup ce sont pratiquement eux qui m’obligent, pour ainsi dire, m’sieur l’juge ! ». Ben tiens…

    Tous ces positionnements reviennent à faire du vieil homme de l’histoire un bien triste « petit Salomon de Prisunic », comme disait Desproges, et ont pour indéniable avantage celui de lui éviter soigneusement de se remettre lui-même en question, en se demandant par exemple s’il n’aurait pas lui-même une part, oh, une toute petite part de responsabilité en n’attachant pas ses ânes assez solidement.

    A mes yeux, le comportement et l’aveuglement de cet homme sont bien la première source des problèmes qu’il prétend « corriger ». Mais bon, moi j’dis ça j’dis rien, hein ?…

    [Pour plus de pistes de décryptage sur les agissements de ces tristes sires, on pourra se reporter à l'article "les jeux psychologiques lorsqu'ils sont initiés par un persécuteur.]

    • Cette histoire m’est toujours restée en mémoire et vous devinez que cela ne remonte pas à hier… Elle vous a déplu mais moi elle m’a fait comprendre beaucoup de choses avec les années, étant maman de deux garçons magnifiques, puis grand-mère de quatre petits enfants… Je ne « tape » pas, je parle beaucoup, j’explique mais à qui veut bien m’entendre… Amitié.

      • Cette histoire ne m’a pas déplu, bien au contraire. Je suis sincèrement très heureux de la connaître, et je n’exclus pas de la raconter à l’occasion ! Ce sont juste vos propres « conclusions » qui m’ont laissé quelque peu perplexe… Mais au-delà de cela, je trouve bien entendu très bien que chacun d’entre-nous puisse tirer les siennes propres, comme il l’entend. J’ajoute que je n’ai pas du tout eu le sentiment que vous ayez fait « intrusion sur mon blog », qui n’a rien d’un sanctuaire 🙂 et sur lequel vous êtes la bienvenue, quand il vous plaira de revenir. Amitiés à vous.

        • Merci également de m’avoir signalée en blog intéressant. Je vais essayer d’en faire autant pour le vôtre (pas douée en informatique). Je suis contente de vous avoir « connu » grâce à Pascal. Je continuerai à vous lire bien évidemment. Amicalement. Annette

  6. Ah, la valeur… Cela me rappelle mon 1er cour de philo.
    Le professeur nous avait demandé combien valait une petite boîte d’allumettes.
    Alors que nous avions planché assidûment pour en déterminer la valeur, et que nous attendions avec impatience sa réponse, il se contenta de sortir une des allumettes de la boîte. Il la laissa entr’ouverte et la posa sur une feuille d’aluminium. Il craqua l’allumette, attendit tranquillement que la flamme se stabilise, puis il enflamma toutes les autres.
    Une fois l’éclair de phosphore blanc dissipé, il nous regarda et dit simplement :
    – Et maintenant, combien croyez-vous qu’elle vaille ?

  7. Pascal, je vais me faire l’avocat du diable : C’est un peu facile d’enflammer une boite d’allumettes et de demander ensuite « combien croyez-vous qu’elle vaille » ? Tout dépend de ce que l’on fait avec une allumette
    1/ la laisser se consumer bêtement (aucune valeur)
    2/ allumer une cigarette pour s’enflammer les poumons (valeur négative)
    3/ mettre le feu à une forêt en plein mois d’août (valeur destructive)
    4/ peut accessoirement servir de cure-dents (attention danger)
    4/ me sert de support pour faire des boutures de noyau d’avocat (valeur créative)
    Tout a une valeur suivant le prix qu’on veut lui en donner comme la bague citée là-haut… comme en peinture ou en littérature…. amitiés. Annette

  8. Le , claudianim a dit:

    A reblogué ceci sur caféanimet a ajouté:
    Quelle belle histoire. Merci pour le partage ! Seul bémol à ce blogueur, la prochaine fois, évitez d’acheter sur Amazon, qui ne gère que des actionnaires et tue le monde des livres 😦
    Claudia

    • Bonjour, je pense que je comprends ce que vous voulez dire à propos d’Amazon. J’ai d’excellents rapports avec plusieurs libraires et je soutiens leur cause et leur métier. En même temps il y a eu des circonstances où j’ai été littéralement sauvé par Amazon (…et je n’ignore pas qui ils sont). Je pourrai vous en dire plus si cela vous intéresse. Parfois les événements font que nos notions du bien, du mal, des gentils, et des méchants, de ce qui sont dans leur juste droit et de ceux dont les valeurs sont injustement bafouées peuvent s’en trouver bouleversées. Tout à coup, les choses deviennent poins simples que ce que l’on croyait. C’est très inconfortable mais c’est ainsi. Alors je le répète en conscience, il peut m’arriver d’acheter des livres chez des libraires, mais aussi chez Amazon, ce que j’assume totalement. Cela fait déjà hurler plusieurs de mes amis, qui pensent que je suis mal informé… Et quand ils voient que je le suis, ils hurlent encore plus fort… Désolé mais c’est ainsi.

      Si je puis me permettre, « …la prochaine fois, évitez de prendre une posture de donneur de leçons » 🙂 🙂 🙂

      • Je n’avais pas très bien compris le commentaire de claudianim, votre réponse Bernard nous a quelque peu éclairés. Pour ma part il m’est arrivé d’acheter sur Amazon mais juste lorsqu’un livre devait être offert à distance ou des cartes d’achat pour mes petits enfants qui habitent à l’autre bout de la planète. J’ouvre une parenthèse : Amazon ne m’a jamais rien vendu (en tant qu’auteur), il faut dire que je ne fais rien pour, même si je suis référencée chez eux.
        Puisque nous parlons de valeur humaine, des libraires font très bien leur travail, avec amour et passion et ceux-là durent et perdurent. D’autres ne pensent qu’au tiroir caisse, ou n’aiment pas les livres et encore moins les auteurs. Oui oui j’en connais. Bien sûr qu’un commerçant doit gagner sa vie mais il doit aimer ce qu’il fait et ce n’est pas toujours le cas. Lorsque je dédicace dans une librairie presse par exemple, j’apporte ma table, ma chaise, mes livres, je m’installe devant la porte pour ne gêner personne, je ne coûte pas un centime au libraire et à la fin de la matinée, on me dit « revenez quand vous voulez ». Of course ! Hélas beaucoup n’ont rien compris ! Alors oui aidons les libraires, les auteurs, et toute la chaine qui gravite autour du livre car rien ne vaut la démarche d’aller au-devant des lecteurs dans une librairie et de pouvoir en parler avec toute la passion qui nous anime, cela s’appelle « la valeur ajoutée ». Amicalement. Annette

  9. Le , claudianim a dit:

    Merci pour le partage. Elle me plaît bien cette histoire. A mon sens elle parle de la valeur de l’Homme, qui je l’espère est en chacun de nous.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Bernard Lamailloux

La vie est trop courte pour être petite

Espace perso de Joël

Jardin, sculpture : pierre, bois, argile et plâtre, Peinture :aquarelle, pastel, huîle, Dessin : sanguine, graphite, plume...informatique et photographie j'adore...

Education relationnelle

Tribulations d'une éducatrice, spécialisée dans la relation

Bea Dupriez

Chuuuut... plus de bruit...

moocmooc

Partage de projets

Manon Silvant

Keep MOOCing Forward

Secouez le Cours

Éducation, Bidouilles, Logiciel libre and so on...

Blog de M@rcel

Technologies et Pédagogies, comment les marier ?

Classe maternelle, Gennevilliers

Recherche pour la formation de l'Homme et le développement de ses pleins potentiels

Précieuses

Petits chemins de retour vers soi...

Ninannet's Blog

Just another WordPress.com site

Smell of Female

Shoes, Art, Fashion, Illustration

TraducArte

El arte de traducir arte

OSARRO

Une nouvelle voie pour apprendre

existence!

Le site de Jean-Paul Galibert

Blog d'Anna

Apprentissage des langues en ligne

Cabinet de Médiation

Votre partenaire relationnel

La vie est large

" La vie est courte mais très large" Jim Harrison

alainsaboret

"Still alive alter all these years" Paul Simon

V E CHRONIQUE

La nouvelle chronique de Véronique Mathio

Le Coq et le Cerisier

promenons-nous au Japon.

Peau d'Art

Manon Morin Expositions Paris.com site

Visualisations 3

Aperçu d'informations souvent recueillies dans le monde anglophone de la croissance personnelle

Didac2b

Des outils pédagogiques, des réflexions sur la formation et le e-learning, et beaucoup d'images !

Flirting w/ eLearning

Blogging about instructional design, eLearning, graphic design and more.

T.S.A.

Thiébault de Saint Amand

Androgena

De la conscientisation et de l'esprit critique

L'espace à Zecool

La passion d'apprendre dans le monde aujourd'hui | I share, therefore I have more, therefore I am more...!

The blog of blog of blogs

Les aventures d'un ethnologue dans le grand monde

Zen Uchi

La maison du Zen et du bien-être

WP Buzz Wordpress

WP Buzz Wordpress - Le petit blog du buzz on wordpress ! Sites Web , Photos, Vidéos, Produits, Publicités .. Faites le buzz sur Petitbuzz.com

Pascal Launay

Billets d'humeur

La vie en face

Un arbre qui tombe fait plus de bruit qu'une forêt qui pousse

VousaVezditVirtuel's Blog

Expérimentation partagée de séquences de travail collaboratif et de formations dans un monde virtuel (Openlife) avec le réseau des centres sociaux de France (FCSF). Come and share with us an experimentation of collaborative work in a virtual world (Openlife) with the french Settlements network (FCSF)

Trucs en vracs

Astuces pour opensim

ateliers claire lecoeur

ateliers d'écriture et formations

La Révolution Intérieure

Un site utilisant WordPress

From Pennylane to...

Je suis partie de Liverpool pour un long voyage autour du monde (Merci le numérique!)

Storytelling-Management-Personal Branding-MLM

Savez-vous que le storytelling peut Guérir,Epanouir,et Encourager ? Lisez....

le Blog du conectiviste sans n

l'instinct d'apprendre

Former plus haut !

Redonner le plaisir de transmettre et d'apprendre

ITyPA...pillon - Apprendre en papillonnant

Tout apprentissage est transformation !

%d blogueurs aiment cette page :