Apprendre mieux

Un blog de Bernard Lamailloux – ingénierie pédagogique et artistique

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Laissez tomber vos tours de table, préférez-leur la balle magique !

Arrêtez tout !Pour recueillir les attentes des participants dans diverses circonstances, par exemple au début d’une réunion ou encore d’une session de formation, un usage aussi vieux que les conseils d’administration veut qu’on ait recours à ce qu’on appelle le tour de table. Vous qui lisez ces lignes, il est fort probable que vous ayez une expérience de cet exercice de style plutôt convenu, conçu pour permettre à des personnes présentes dans une assemblée de se présenter, et/ou de donner leur avis sur un point quelconque. Voilà comment cela se passe le plus souvent :

L’animateur de la séance suggère que chaque personne présente s’exprime tour à tour, en suivant tout simplement l’ordre d’installation dans la salle ou autour de la table. On commence par régler la question du « On commence par où, la gauche ou la droite ? », et c’est parti comme en 14, chacun y va de son petit couplet. Quand il ou elle a terminé, la personne suivante enchaîne, et ainsi de suite jusqu’à la fin. C’est simple, carré, pratique… sauf que le plus souvent, cela ne sert pratiquement à rien. Pourquoi ? En voici une illustration, qui bien sûr n’engage que moi.

Pour ce qui me concerne en effet, à chaque fois que je suis « pris » dans un de ces fameux tours de table, je ne manque jamais d’admirer l’aisance verbale, et même corporelle, de nombre d’intervenants successifs, qui rivalisent de finesse, d’esprit, de sens de la rhétorique, d’esprit de synthèse, et parfois même d’humour ! Les trouvant tous plus beaux, intéressants, charismatiques et captivants les uns que les autres, j’ai donc tout naturellement à cœur d’être au moins aussi beau, intéressant, charismatique et captivant que les autres lorsque mon tour viendra, quoi de plus naturel en effet ?

Or, panique à bord, je ne suis pas du tout certain d’être à la hauteur, le moment venu. Heureusement, le moment en question n’est pas toujours pour tout de suite, selon le hasard des placements dans la salle. Du coup, constatant que – par chance – je dispose d’un peu de temps, j’en profite pour « préparer mes phrases », à l’image du playboy de boîte de nuit d’une vieille chanson de Cabrel[1]. Et voyez comme c’est bête, le fait même de préparer mes phrases me rend complètement incapable d’écouter en même temps ce que les autres sont en train de dire ! Si bien que, le plus souvent, si on me demandait de résumer ce qu’a dit chacun des autres participants, j’en serais tout bonnement incapable ! Avouez que c’est dommage…

Quelque-chose me dit même confusément que je ne dois pas être le seul dans ce cas-là. Du coup, je me garde bien de lancer moi-même quelque tour de table que ce soit. Lors de mes interventions en formation, par exemple, je le remplace toujours par…

…Une séquence de balle magique !

balle magique

Qu’est-ce que donc que cela ? C’est tout simple, et cela nous vient tout droit de la tradition du bâton de parole en usage dans de nombreuses tribus africaines. Il s’agit de prendre un objet symbolique (une petite balle en mousse c’est idéal, à défaut on peut froisser une feuille de papier en boule) qu’on appellera « balle magique ». Après avoir présenté la balle, je préviens l’auditoire que je vais bientôt lancer cette balle magique dans la salle, à destination d’un participant que je choisirai au hasard (j’avoue franchement que si une personne regarde le plafond, sa montre, ou encore consulte sa messagerie à ce moment précis, je me fais un malin plaisir d’influer un peu ledit hasard).

bâton de paroleLa personne qui se retrouve en possession de la balle magique prend alors la parole… et la garde le temps nécessaire. Nul ne peut l’interrompre (…à part l’animateur, exclusivement en cas de « dépassement du temps raisonnable » qui risquerait de pénaliser le reste du groupe. En pareil cas, il convient de se montrer déterminé, tout en y mettant les formes).

Lorsque la personne a fini de parler, elle jette la balle (de manière toute aussi « aléatoire » que moi il y a quelques instants) à la personne de son choix, qui récupère la parole en même temps que la balle… ainsi de suite, jusqu’à la fin. Vous verrez qu’en fin de parcours, la dernière personne à s’être exprimée a souvent le réflexe de « renvoyer la balle » à l’animateur[2], ce qui lui permet comme par hasard de « rebondir » sur ce qui vient d’être dit, selon l’expression consacrée… qui jamais ne s’est aussi bien appliquée (une balle magique a donc des rebondissements… magiques !).

Bien entendu, les participants à ce « tour de table d’un genre nouveau », sachant que leur tour va peut-être venir juste après (particulièrement pour les derniers d’entre eux !), ne veulent pas paraître « tomber des nuages » au moment où la balle leur tombera dessus… Du coup, par la force des choses, le plus souvent ce dispositif rend tout le monde beaucoup plus… attentif !

Que demande le peuple ?…

Bien à vous,

Bernard

***

Cet article sera repris dans ouvrage de conseils aux formateurs, à paraître au cours de l’été 2014 aux éditions DUNOD.

 


[1] « Samedi soir sur la terre ».

[2] …Dans le cas contraire, pensez tout de même à la récupérer !

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Rapports parents-enseignants-élèves : Lettre d’Abraham Lincoln au professeur de son fils

Les rapports entre parents, enseignants et élèves sont une chose qui ne va pas de soi. De plus en plus souvent, ils finissent par prendre la forme ce qu’on appelle un triangle dramatique. Force est de constater que de nos jours l’enseignement est de moins en moins sacralisé, et à plus forte raison les enseignants…

Sans nous en rendre compte, presque sans transition, nous nous sommes brutalement retrouvés plongés dans une époque singulière à bien des égards. Il n’est pas si loin de nous, ce temps où les parents d’élèves avaient pour habitude de « doubler le tarif » de la moindre sanction infligée à leur progéniture sans même prendre la peine de savoir de quoi il retournait, par un réflexe de solidarité sans faille envers l’instituteur, qui se retrouvait de ce fait investi de tous les pouvoirs.

Aujourd’hui, il semble que nous ayons basculé sur une toute autre planète. Ainsi que l’écrivait Jean-Paul Delevoye, le médiateur de la république dans son dernier rapport, «[…] nous sommes entrés dans de nouveaux rapports aux autresOn veut tout, tout de suite. On a du mal à se soumettre aux règles du collectif. Alors, des tensions binaires apparaissent partout :  magistrats-justiciables ; soignants-soignés… professeurs-élèves ».

Interrogé à plusieurs reprises sur ce dernier point,Jean-Paul Delevoye a déclaré en substance qu’ en tant que parents, notre vision de l’enseignement et le regard que nous portons sur les enseignants a tellement changé qu’aujourd’hui nous n’attendons plus nécessairement d’un enseignant qu’il soit pédagogue, mais plutôt qu’il « mette 20 sur 20 à notre enfant, afin que celui-ci soit mieux armé à affronter la dure vie qui l’attend »… Tout est dit.

Ainsi, ce pauvre enseignant est de plus en plus souvent considéré comme un simple prestataire de services, censé tenir le plus grand compte de la moindre de nos injonctions qu’il devrait appliquer sur le champ sans discussion possible. Ce n’est pas difficile de l’imaginer : certains d’entre eux reçoivent ainsi des courriers de parents contenant les requêtes les plus surréalistes qui soient.

Autres temps, autres mœurs… Maintenant, si vous le voulez bien, je vous propose un voyage dans le passé, un saut de plusieurs générations allant… jusqu’au XIXe siècle. Vous trouverez sous ces lignes la transcription d’une lettre qui aujourd’hui peut sembler étrange à bien des égards. Elle aurait été expédiée par Abraham Lincoln (1809-1965), 16e président des États Unis, à l’attention du professeur de son fils. Je vous laisse découvrir ça :

left_guillemet._transIl aura à apprendre, je sais, que les hommes ne sont pas tous justes, ne sont pas tous sincères.

Mais enseignez-lui aussi que pour chaque canaille il y a un héros; que pour chaque politicien égoïste, il y a un dirigeant dévoué…

Enseignez-lui que pour chaque ennemi il y a un ami.

Éloignez-le de l’envie, si vous pouvez, enseignez-lui le secret d’un rire apaisé.

Qu’il apprenne de bonne heure que les despotes sont les plus faciles à flatter…

Enseignez-lui, si vous pouvez, les merveilles des livres…

Mais laissez-lui un peu de temps libre pour considérer le mystère éternel des oiseaux dans le ciel, des abeilles au soleil, et des fleurs au flanc d’un coteau vert.

À l’école, enseignez-lui qu’il est bien plus honorable d’échouer que de tricher…

Apprenez-lui à avoir foi en ses propres idées, même si tout le monde lui dit qu’elles sont erronées…

Apprenez lui à être doux avec les doux, et dur avec les durs.

Essayez de donner à mon fils la force de ne pas suivre la foule quand tout le monde se laisse entraîner…

Apprenez-lui à écouter tous les hommes mais apprenez-lui aussi à filtrer tout ce qu’il entend à travers l’écran de la vérité, et à en recueillir seulement les bonnes choses qui passent à travers.

Apprenez-lui si vous pouvez, à rire quand il est triste…

Apprenez-lui qu’il n’est aucune honte à pleurer.

Apprenez-lui à se moquer des cyniques et à prendre garde devant une douceur excessive…

Apprenez-lui à vendre ses muscles et son cerveau au plus haut prix, mais à ne jamais fixer un prix à son cœur et à son âme.

Apprenez-lui à fermer les oreilles devant la foule qui hurle et à se tenir ferme et combattre s’il pense avoir raison.

Traitez-le doucement, mais ne le dorlotez pas, parce que seule l’épreuve du feu forme un acier fin.

Qu’il ait le courage d’être impatient et la patience d’être courageux.

Apprenez-lui toujours à avoir une immense confiance en lui-même, parce que dès lors, il aura une immense confiance envers l’Humanité.

C’est une grande exigence, mais voyez ce que vous pouvez faire…

Il est un si bon garçon, mon fils !right_guillemet_trans

Le formateur en contexte B to B : un véritable homme (…ou femme) orchestre !

Homme orchestre

Vous vous souvenez peut-être que depuis quelques semaines je suis en train d’user mes fonds d’e-culottes sur les e-bancs du mooc eLearn²… On nous y encourage notamment à analyser nos propres pratiques pédagogiques à la lumière des enseignements qui nous sont apportés, et pour ma part je bénis cette nouvelle occasion d’apprendre (oui, je sais, de ce côté-là je suis indécrottable).

Bien entendu, j’ai particulièrement à cœur de « jouer le jeu » autant que faire se peut, tant le sujet me passionne. Mais force m’est de constater qu’il y a pour ce qui me concerne une difficulté de taille : dans ma pratique professionnelle je n’ai en effet pas affaire à des « étudiants », mais à des adultes en formation continue, et qui plus est dans un contexte « B to B », ce qui change pas mal la donne.

Vous avez bien dit « Comment vais-je vérifier… » ?

Dans le Slideshare qui accompagne une discussion filmée (avec Christophe Batier) dans le cadre de ce mooc, Marcel Lebrun prend bien la précaution de différencier les trois univers que sont l’enseignement, l’apprentissage et la formation.

Or, dans de nombreux contextes de formation, il est assez ardu de poser les choses dans des termes tels que décrits ci-dessous (j’ai juste rajouté le point d’interrogation) :

L'enseignement aligné est-il adapté à la formation des adultes ?

En effet, un formateur n’est pas toujours en situation de vérifier lui-même ce que ses apprenants sont capables de faire à l’issue du dispositif. Cet aspect-là reste souvent de leur entière responsabilité, même si cette responsabilité-là n’est pas toujours très clairement établie, et qu’elle s’en trouve parfois « diluée » dans les arcanes de l’organisation  à laquelle appartient l’apprenant (parfois, c’est même carrément les oubliettes !). Ainsi il m’est arrivé plusieurs fois de retrouver une même personne assistant au même cours à quelques mois d’intervalle. A mes débuts je trouvais cela très inquiétant… pour moi ! Mais l’expérience m’a appris qu’il s’agit la plupart du temps de personnes « qu’on avait envoyées suivre cette formation »… mais « …qui n’ont pas eu l’opportunité de la mettre en pratique », et ceci pour des raisons diverses et variées. Dans certains cas c’est leur hiérarchie qui leur a donné trop d’autres tâches à abattre pour permettre à la formation de porter ses fruits, dans d’autres c’est l’apprenant a usé de son propre « pouvoir d’inertie » pour éviter soigneusement de changer ses propres pratiques… la liste est immense. De quoi parle notre actualité en ce moment ? De réforme de la formation professionnelle ?…. Ben tiens, tu m’étonnes…

Ainsi, lorsque dans une session de formation je lance une activité de type travaux pratiques, ou études de cas, je laisse chacun de mes apprenants entièrement libre de communiquer ou non au groupe le fruit de ses grattages de tête. Dans le cas contraire ce serait là une manière de les infantiliser, et même une maladresse, du moins à mes yeux.

Curieusement, cette pédagogie si particulière est « forcément » centrée sur l’apprenant…

Quand on pense à une « pédagogie centrée sur l’apprenant », c’est ainsi qu’ mes yeux les choses se passent déjà le plus souvent, je dirais « par la force des choses », dans le contexte la formation continue sur le secteur marchand, B to B, dans les cas (somme toute assez fréquents) où il n’existe pas ce qu’il faut bien appeler des moyens de « coercition du haut vers le bas », de type examen, certification, homologation, etc.

Mis en examen

Car on dira ce qu’on voudra, mais même en y mettant toute la bienveillance du monde, un examen sera peu ou prou forcément vécu par ceux qui le passent comme un moyen de coercition, qu’on le veuille ou non. Dans tout ce bel élan de partage et d’apprentissage collectif, il y en a bien un (l’enseignant) qui se retrouve du côté du manche (…pour les apprenants plus jeunes, cela alimente notamment les situations de friction avec les parents d’élèves, par exemple). Qui dit examen dit qu’il y en a un qui « examine » et un autre qui « se fait examiner », c’est ainsi.

Or, nous sommes de très nombreux formateurs à œuvrer dans les étranges soutes d’un tout autre navire, que ce soit en tant que salariés, ou travailleurs indépendants (aaah, ce merveilleux statut d’autoentrepreneur…). A tort ou à raison, je me dis qu’il en existe forcément un certain nombre dans le mooc eLearn²

Dans notre contexte de travail, nous avons rarement d’autre choix que de « tout centrer sur l’apprenant« , justement, sous peine de graves déconvenues, souvent immédiates et sans appel. Dès 1973,  Bertrand Schwartz déclarait d’ailleurs ceci à propos des adultes: (dans son célèbre « théorème ») :

Un adulte ne se formera que s’il trouve dans la formation une réponse à SES problèmes, dans SA situation.

Je puis témoigner sans réserve qu’à la moindre occasion, les adultes me le rappellent sans détour, ce qui peut être une excellente chose, on ne peut plus « formatrice » pour les formateurs 🙂 … Ainsi, la formation continue en entreprise se distingue de la formation initiale (y compris universitaire) sur plusieurs points :

Bien souvent, pour ce qui concerne les systèmes de formation dits « en salle » (mais pas uniquement), la mission telle qu’elle est assignée au formateur consiste à maintenir un public en haleine, à le faire participer, et à faire en sorte qu’à la fin de la session, ce public se déclare globalement satisfait, avec si possible l’impression d’avoir appris quelque chose.

Beaucoup de monde sur le pont

N’allez pas imaginer que pour mener à bien cette périlleuse mission, le formateur soit nécessairement en possession de tous les éléments d’information nécessaires en amont… et ceci pour une raison très simple : entre lui et ses participants, il y a parfois un grand nombre d’intermédiaires, comme le montre l’illustration qui suit :

 Les deux extrémités d’un « U » qui se réunissent…

_

Dans cet exemple, participant et formateur sont réunis dans une unité de temps et de lieu à l’occasion d’une session de formation. Mais pour que cette session existe, il a fallu que plusieurs personnes entrent en jeu.

Prenons un exemple :

  • Le participant est employé dans une entreprise de taille moyenne. Constatant qu’il ressent un manque pour mener à bien sa mission… par exemple pour s’adapter à l’évolution de son poste de travail (mais il peut en exister beaucoup d’autres), il en réfère à son supérieur direct, que nous appellerons « Intermédiaire 1 » ;
  • L’intermédiaire 1 prend bonne note de la demande de son subordonné, et, n’ayant aucune raison de s’y opposer, va en référer à une personne de son organisation en charge des ressources humaines (Intermédiaire 2) ;
  • L’intermédiaire 2 instruit un dossier qu’il transmet à une personne de son service plus particulièrement chargée des questions de formation (Intermédiaire 3) ;
  • L’intermédiaire 3, après s’être assuré que la demande est recevable et conforme à la politique de formation de son organisation, valide la demande, se met en demeure de trouver parmi le personnel d’autres participants apparemment concernés par la même problématique, puis en réfère à une autre personne qui jouera le rôle de commanditaire (Intermédiaire 4) ;
  • L’intermédiaire 4 (ici le commanditaire) va se mettre en quête d’un organisme de formation susceptible de fournir la prestation souhaitée, puis d’identifier une personne qui sera son interlocuteur dans cette affaire (Intermédiaire 5) ;
  • L’intermédiaire 5 traite la demande…
  • Quelques intermédiaires plus loin, nous retrouvons une personne, que nous appellerons « Intermédiaire N », et dont la mission consistera à missionner le formateur tout en lui donnant les éléments dont il dispose afin que celui-ci puisse préparer sa session ;

Le formateur est enfin saisi du dossier, il peut commencer à se mettre au travail.

Vous pouvez faire varier le nombre de ces intermédiaires à l’infini, rajouter ou supprimer des couches à tous les étages selon les cas de figure, mais une chose est certaine : entre vous et vos participants, il y aura toujours eu en amont « du monde sur le pont »… et il y aura encore en aval. C’est mathématique.

Dans certains cas (mais pas toujours), le formateur peut tenter de remonter la chaîne avant le début de la session en prenant contact avec certains des intermédiaires (voire le participant lui-même) pour recueillir des informations qu’il juge nécessaires. Mais quand bien-même c’est techniquement possible, et qu’on l’y autorise (ce qui est loin d’être toujours le cas), il est aisé de constater que plus vous augmentez le nombre de participants (lesquels n’ont pas forcément des profils semblables, et n’appartiennent pas nécessairement à la même organisation) pour une même session de formation, plus la tâche sera ardue. Sans parler du participant qui vous annonce tout de go en arrivant « Euh, moi je remplace Madame Untel parce qu’elle a eu un empêchement de dernière minute »

Homme-orchestre, dites-vous ? Et pourquoi donc ?

C’est pour cette raison que pour ma part je n’entre jamais « dans le vif » d’une session de formation sans avoir entamé un bref échange avec l’ensemble des personnes présentes (nous y reviendrons dans un prochain billet). En tout cas, il est facile de constater que tout formateur plongé dans un session en contexte « B to B » est le plus souvent mis dans une situation qu’on pourra qualifier d’obligation de résultat, étant entendu qu’il doit faire avec les moyens du bord tout en faisant son affaire personnelle de la manière dont il s’y prendra pour mener à bien sa mission, et que par la suite, nombreux sont ceux qui, à tort ou à raison, s’estimeront en situation de lui demander des comptes…

Ici, c’est plutôt le formateur qui est continuellement « mis en examen »…

Du coup, un tel formateur développe le plus souvent ses aptitudes pédagogiques à la manière du cowboy qui apprend à danser quand le méchant du saloon lui tire dans le pattes en s’esclaffant « Allez, danse, coyote ! ». C’est une sorte d’épreuve du feu permanente dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle forge le caractère… En plus, dans mon cas, à cette époque-là je sortais à peine de l’Education Nationale… Vous voyez un peu le tableau ! En général y’a pas photo, ça passe ou ça casse…

Un homme-orchestre, je vous dis !

(Cet article sera repris dans ouvrage de conseils aux formateurs, à paraître en été 2014 aux éditions DUNOD).

Pour en savoir plus, on consultera avec profit cet Article et infographie de Nicole Legault (community manager de la compagnie de e-learning Articulate), à propos de la spécificité de l’apprentissage des adultes.
Vous y (re)trouverez beaucoup de points en accord avec l’esprit qui souffle sur notre mooc, mais aussi des éclairages qui m’ont paru originaux et dignes d’intérêt…

Cuisiner les mots, accommoder les concepts, pensez-vous que ce soit… nourrissant ?

Super, mon concept !

Dans L’ANATOMIE DU SCÉNARIO, John Truby écrivait ceci :

Tout le monde sait raconter des histoires. Nous le faisons tous, tous les jours : « Tu ne devineras jamais ce qui s’est passé au travail… » Ou « Devine ce que je viens de faire !… » Ou encore « C’est l’histoire d’un type qui rentre dans un bar et qui… »

Au cours de nos vies, nous voyons, entendons, lisons et racontons des milliers d’histoires. Le problème est de raconter une BONNE histoire. Quand on souhaite devenir un spécialiste dans l’art de narrer des histoires, voire en faire son métier, on se heurte à d’immenses difficultés Il faut tout d’abord acquérir une compréhension profonde et précise d’un sujet aussi vaste que complexe. Puis il faut être capable d’appliquer cette compréhension à la fiction Pour la plupart des narrateurs, il s’agit là du plus grand des défis […]

Le premier de tous les obstacles  inhérents aux techniques narratives est la terminologie courante avec laquelle la plupart des auteurs pensent leurs histoires. Des termes tels que « progression dramatique »,  » gradation ascendante » et « dénouement », termes qui remontent à Aristote, sont si vastes et théoriques qu’ils en sont presque dénués de sens. Soyons honnêtes : ils n’ont aucune valeur pratique pour un auteur. Imaginons que vous êtes en train d’écrire une scène dans laquelle votre héros est suspendu par les pieds, à deux doigts de mourir en tombant S’agit-il d’une étape de la progression dramatique du dénouement ou de la scène d’ouverture de l’histoire ? Cela peut être l’une de ces choses ou toutes à la fois, mais quoi qu’il en soit, ces termes ne vous disent pas comment écrire la scène, et si vous devez ou non l’écrire. »

Voilà qui me rappelle toutes ces belles histoires de courants pédagogiques : behaviorisme, constructivisme (socio ou pas), connectivisme et compagnie…  J’en connais certains qui en mangent à tous les repas, s’en font des tartines, s’en gargarisent jusqu’à plus soif… Comme si le fait se faire des nœuds au cerveau pouvait servir à être mieux compris des autres, alors que cela aboutit le plus souvent au résultat diamétralement opposé !

Sûr que ce Monsieur Truby pourrait conseiller à certains d’entre nous : « …Quoi qu’il en soit, ces termes ne vous disent pas comment écrire votre scénario pédagogique, ni même si vous devez ou non l’écrire. »

Tout le monde sait raconter des histoires, nous rappelle le monsieur… à condition toutefois de rester connecté à son âme d’enfant…

Qu’est-ce que vous attendez ?

filet

John Truby est scénariste, réalisateur et enseignant. Il a travaillé en tant que consultant sur ​​plus de 1000 scénarios de films, et est également connu pour être le père du logiciel de scénarisation Blockbuster(à l’origine « Storyline Pro»).

« L’anatomie du scénario »  a été publié en Octobre 2007 par Faber and Faber pour l’édition originale, et en janvier 2010 aux éditions Nouveau Monde pour la traduction française.

Si vous ne pouvez pas expliquer une chose simplement…

J’ai récemment présenté à un ami le questionnement suivant :

On rencontre parfois des gens qui sont franchement du type « Pourquoi faire (…et expliquer) simple quand on peut faire compliqué ? »…et qui semblent prendre un malin plaisir à tout embrouiller, comme si la vie ne s’en chargeait pas suffisamment comme ça.

…Au fond, que signifie réellement cette attitude ?

Mon ami m’a alors répondu par une citation attribuée à un légendaire spécialiste es complication :

Si vous ne pouvez pas expliquer une chose simplement... cela veut dire que vius ne la comprenez pas assez

La différence entre l’école et la vie…

La différence entre l'école et la vie...

Arrêter de jouer, commencer à vieillir…

arrêter de jouer et vieillir

A ma grande honte, je viens seulement de découvrir qui est Laurène Castor…

Bonjour.

Dans un article précédent, je vous proposais de (re)découvrir un post écrit par Laurène Castor. Je voudrais à présent vous dire un peu plus sur cette personne, car à mes yeux elle le mérite amplement.

En fait, j’ai commencé par consulter une vidéo d’introduction à VoiceThread et j’ai été scotché par la pertinence des commentaires, la justesse de ton, et surtout la voix de la personne qui parlait… Du coup j’ai eu envie d’en apprendre plus.

C’est ainsi que j’ai découvert que cette jeune personne s’intéresse à l’éducation, à la créativité, au design, au numérique et au durable. Elle se documente régulièrement sur les TICE et déclare notamment sur  son site « […] publier sur ce que j’apprends m’aide à réfléchir sur les moyens de voir le système éducatif autrement ».

Eh bien voilà une vision décapante, souriante, et rafraîchissante comme on aimerait en rencontrer plus souvent ! Si cela peut vous « aider à réfléchir », comme vous le dites, chère Laurène, on ne peut que vous encourager à continuer !

« Les miroirs feraient bien de réfléchir avant de renvoyer les images », a écrit Jean Cocteau… En fait, au fur et à mesure qu’on découvre l’oeuvre (largement diffusée sur le net) de Laurène, on peut très facilement constater que cette jeune fille ne se contente pas de réfléchir… mais qu’elle agit également, et avec talent.

Pour vous faire une idée de mon ressenti global, il vous suffit de jeter un oeil à l’image ci-dessous

Bouton j'aime - vert - avec le pouce - très beau 244x275

Bien à vous,

Bernard

Un site de rencontre… qui nous rend moins bête !

Connectée, collaborative, ouverte… l’éducation est aujourd’hui en pleine révolution !

Dernier exemple en date qui provient d’une initiative québécoise : totalement ouvert et gratuit, E-180 (contraction de « Education à 180 degrés ») est un site de rencontre pour… apprendre et partager ses connaissances !

Pour en savoir plus, je vous invite à découvrir cet article fort intéressant proposé par Laurène Castor, que je suis en train de découvrir progressivement… et dont je vous parlerai dans un prochain post.

Faut-il être optimiste tout le temps ? [inclus un bonus « ressource pédagogique »]

Excès d'optimisme ?

left_guillemet Il y a ceux qui voient les choses telles qu’elles sont et qui se demandent pourquoi…

Il y a ceux qui voient les choses telles qu’elles pourraient être et qui se disent … « pourquoi pas ? »  right_guillemet

_George Bernard Shaw

Bonjour.

Cet article est le deuxième paru dans le dossier « Attitudes appropriées » publié sur ce blog. Pour un accès à l’article précédent voir le lien ci-dessous :

Un beau conte philosophique et une ressource pédagogique en prime… que demander de plus ?

filet

L’attitude appropriée (rappel)

Ainsi que nous l’avons déjà vu, il faut bien admettre que nous avons tous, à des degrés divers, pris l’habitude de porter des jugements « à l’emporte-pièces » sur les comportements de nos semblables, et aussi sur nos propres comportements.

Par exemple, si un jour je venais à m’acheter une paire de souliers vernis, ce fait n’est en soi ni bien ni mal… (car, comme on dit dans ma région, « …c’est affaire de goût » ).
…En revanche, si le lendemain de mon achat vous me croisiez sur un chemin de randonnée, chaussé de ces mêmes souliers, vous seriez parfaitement fondés à trouver cela étrange… autrement dit  non approprié aux circonstances.

Les circonstances

smiley optimisteCe sont, une fois de plus, elles qui nous indiquent ce qui est approprié ou pas. Entendons-nous bien, il ne s’agit en aucune manière de porter un jugement. Car en matière de jugement, il est aisé de découvrir que bien souvent, le juge… ment 😉 surtout lorsque ce juge se trouve être notre petit ego… et qu’en outre personne ne l’a mandaté pour cela !

Non, il s’agit beaucoup plus simplement d’essayer de voir quelles attitudes sont appropriées à quelles circonstances. Dans l’histoire des souliers vernis, c’est beaucoup moins une question de jugement que de… jugeote !

La matrice des attitudes et des circonstances

Dans ce dossier, nous avons pris récemment l’exemple de l’attitude du « lâcher prise » (…qu’il ne faut surtout pas confondre avec le laisser-faire), versus l’attitude « battant, plein d’énergie », et nous avons pu identifier les circonstances dans lesquelles chacune de ces attitudes est appropriée, ou pas.

Aujourd’hui, nous allons utiliser le même schéma (Matrice des Attitudes et des Circonstances)  pour tâche de de donner quelques éléments de réponse à cette question :

  • Faut-il être optimiste tout le temps ?

En d’autres termes, dans quelles circonstances est-il approprié d’être optimiste ? existe-t-il des cas où le pessimisme est indiqué par… les circonstances ?

Cette idée m’est venue en m’intéressant aux travaux de Philippe Gabilliet, professeur associé à ESCP Europe, et auteur d’un ouvrage intitulé Éloge de l’optimisme. Ce monsieur, que je ne connaissais absolument pas, a bien voulu me donner l’autorisation de réutiliser ses travaux sur l’optimisme dans le cadre de la Matrice des Attitudes et des Circonstances, et a eu en outre la gentillesse de me dire tout le bien qu’il pensait de  ce nouveau rapprochement.

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La ressource

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Voilà. J’attends, comme toujours, vos remarques avec impatience, et j’en profite pour renouveler publiquement mes remerciements les plus chaleureux à l’adresse de Philippe Gabilliet pour sa gentillesse, sa disponibilité, sa simplicité et ses paroles d’encouragement.

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Bien à vous,

Bernard

Non, l’ennui n’est pas une fatalité…

Ah là là, que d'émotions...

Dans mon dernier billet je vous faisais part de mes sentiments mitigés après trois séances MOOC ITyPA.

J’y évoquais ce qu’il faut bien appeler l’ennui que je ressentais de plus en plus lors du visionnage des dernières séances, après l’enthousiasme des débuts. Plusieurs personnes ont eu la gentillesse de me faire part de leurs propres réactions, sur ce blog ou ailleurs, en me suggérant parfois de mettre un peu d’eau dans mon vin, au motif que, bah, quand on assiste à un cours on s’ennuie forcément un peu, que si on s’ennuie il faut s’occuper utilement en prenant des notes, et qu’après tout il faut bien « faire avec » parce que… parce que c’est un peu la loi du genre.

Aussi j’aimerais aujourd’hui vous raconter une histoire… vraie .

 

Histoire d’un vieux monsieur

Un vieux monsieur s’installe à une table de conférence, face à un parterre de chercheurs en intelligence artificielle. Il parle pendant une heure. Il est filmé par une caméra fixe. Pas vraiment générateur d’engouement comme dispositif. Et pourtant…

…Pourtant un silence religieux se fait immédiatement, dans un climat d’attention bienveillante et détendue. Et le vieux monsieur parle toujours, très simplement, avec des mots de tous les jours, bien que s’adressant à un public averti. Et moi, pauvre clampin derrière son petit PC, je ne peux m’empêcher de penser à cette phrase amusante de l’écrivain norvégien Gunnar Staalesen : « Les tableaux aux murs, tous dans des cadres dorés, étaient dus à des peintres si renommés que même moi j`arrivais à les reconnaître. »

Mais revenons à notre vieux monsieur. Sans jamais se départir d’un sourire lumineux (parce qu’authentique), il nous donne de précieux éclairages sur un sujet qui le passionne, et qui me passionne également, à tel point que j’ai pris l’habitude de visionner régulièrement cette conférence, que je connais presque par cœur maintenant, et bénis ceux qui ont eu le bon goût de l’enregistrer, puis de la mettre à disposition sur Vimeo.

Les premières fois j’étais tout simplement scotché à mon fauteuil par la poussée gravitationnelle. Space Mountain à côté, c’est de la bibine. C’est émouvant de se sentir ainsi tiré vers le haut. Émouvant parce qu’il est somme toute assez rare de ressentir avec une telle jubilation le plaisir d’apprendre et de comprendre.

Aucune envie de zapper sur d’autres onglets de mon navigateur… Aucune envie de prendre des notes non plus, enfin, la première fois du moins. Quelque-chose me dit que même ceux qui ont en général la bougeotte en pareil cas se comporteraient tout autrement ici… Allez, je prends le pari que même Christine Vaufrey, qui a eu la gentillesse de confier ici qu’elle était sujette à ce virus, ne bougerait pas un cil 😉

Le vieux monsieur continue de parler. Il présente simplement le plan de son intervention, chaque « chapitre » a droit à son introduction, son développement, sa conclusion en bonne et due forme, et même une petite phrase qui fait impeccablement le lien entre ce qui précède et ce qui va suivre. Il y a là un vrai souci de nous prendre par la main, en douceur, de ne jamais nous perdre, sans avoir l’air d’y toucher. Vous savez, un peu comme le si rassurant petit rond bleu « Vous êtes ici » qu’on voit parfois sur les plans de ville affichés dans la rue… Pourtant, pas une seule fois on ne voit le monsieur consulter ses notes !

Ah, les notes, parlons-en : les autres fois, en re-visionnant la conférence, je n’ai pas pu résister à la tentation d’en prendre, des notes, histoire de pouvoir m’en repasser quand même une petite couche pendant les moments où je dispose de moins de temps. À toutes fins utiles, j’ai mis ça dans un dossier public sur un bout de cloud, si ça vous intéresse servez-vous.

Voilà. C’est terminé. Le vieux monsieur a fini de parler. Toute la salle l’applaudit, longtemps, debout. Lui regarde tous ces gens avec émotion et gentillesse, un peu gêné, tout en dodelinant doucement de la tête pour les remercier de leur attention. À ce moment précis, ce n’est plus un vieux monsieur, c’est un tout jeune homme.

Cela se passe en décembre 2007, pour les 40 ans de l’INRIA. La conférence s’intitule « Les nouvelles technologies, révolution culturelle et cognitive ».

Le monsieur s’appelle Michel Serres.

Le cerveau humain ne peut pas gérer plus de 150 amis à la fois

Chat de Geluk devant son ordiOn ne peut pas être ami avec tout le monde !!

Lu dans La Tribune de Genève du Vendredi 5 Février 2010 le cerveau humain ne peut pas gérer plus de 150 amis à la fois !
C’est la conclusion d’une très sérieuse étude d’un professeur d’Oxford : Robin Dunbar, c’est son nom, s’est penché sur les réseaux sociaux, en particulier sur Facebook et affirme que posséder plus de « 150 amis » est ingérable… Le néocortex du cerveau, dit-il, n’a pas la capacité de faire au-delà, il ne peut pas entretenir un lien social avec plus de 150 personnes…

Les grands cons qui font tenir leur parapluie par les autres.

Pour faire simple, je n’irai pas par quatre chemins pour déclarer tout à trac que j’adore écouter Stéphane Guillon sur France Inter le matin (vers 7h53). Quand je le rate, je m’efforce d’aller retrouver ça sur le net (Franceinter.com, c’est très facile à trouver, il suffit de chercher la rubrique « Vidéos »).

C’est ce que j’ai fait aujourd’hui… mais aujourd’hui, ah mince, c’est vrai, le vendredi c’est pas lui… avant, le vendredi on avait droit à Philippe Val, c’était très bien aussi… mais il a été appelé à de plus hautes fonctions dans la maison, du coup il est remplacé depuis par François Morel.

Ce matin, donc, j’ai raté la chronique de Stéphane Guillon, et sur le net je suis tombé sur celle de… François Morel. Il nous parlait… du parapluie d’Angela Merkel, et de fil en aiguille, de ceux qui se croient malins de ne pas tenir eux-mêmes leur parapluie (suivez son regard). Eh oui, y’en a des pour qui « faire simple », c’est vraiment pas leur truc…

Irrésistible ! Jugez plutôt :


Post Scriptum : Coincé entre ces deux mastodontes (Guillon et Morel), le jeudi à la même heure il y a Didier Porte. Je l’apprécie beaucoup également. Oui, bon, ça ne vous aura pas échappés, j’apprécie tous ces humoristes, et alors ? C’est tout à l’honneur de France Inter, que je considère comme un des derniers espaces de liberté, de simplicité (eh oui !) et de franche rigolade à l’occasion. Dans cet espace, donc, je trouve qu’il fait bon laisser traîner ses oreilles en sachant par avance qu’on échappera tout aussi bien aux chipotages des cultureux assommants et coincés qu’aux flatulences consternantes des pétomanes et autres comiques troupiers qu’on entend largement par ailleurs.

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