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Un blog de Bernard Lamailloux – ingénierie pédagogique et artistique

Archives de la catégorie “étonnant”

Le syndrome de la grenouille

grenouille rigolote

Prenez une grenouille vivante. Jetez-la dans une casserole d’eau bouillante. Elle réagira tout de suite, se débattra et en ressortira immédiatement.

Prenez la même grenouille vivante, et jetez-la dans une casserole pleine d’eau tiède. Faites chauffer tout doucement. Que croyez-vous qu’il adviendra ? Elle va cuire à petit feu et quand elle comprendra son sort, elle sera incapable de réagir, de sauter par-dessus la casserole.

Notre économie vit actuellement le « syndrome de la grenouille », ou, tout au moins, certains chefs d’entreprise, certains salariés sont en train de se faire piéger en ne réagissant pas, en n’anticipant pas. A cela, il existe deux solutions, une collective et une autre individuelle :

La solution collective suppose qu’un pompier vienne éteindre le feu. Cela passe par une vraie prise de conscience, une véritable gestion des ressources humaines et des carrières, une relance de l’économie, de grands travaux d’État, des taux d’intérêts moins élevés, une inflation salutaire, la confiance retrouvée…

Le problème, c’est que nous ne sommes pas des économistes ; les économistes demain, après la « crise » expliqueront quelles en étaient les causes. Aujourd’hui les entend-on ? Hier, les a-t-on entendus ?

La solution individuelle quant à elle suppose que l’on sorte immédiatement de la casserole, alors qu’il est encore temps ; c’est à dire une diversification vers des créneaux plus porteurs. Mais cela nécessite d’anticiper et d’être suffisamment flexible et en bonne condition pour pouvoir réagir. Cela n’a rien d’évident…

Puissions-nous donc, pour chacun d’entre nous, en cas de « réchauffement anormal », parvenir à nous prendre en charge le cas échéant sans attendre passivement le bout du tunnel !

 

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(D’après un conte philosophique attribué à Olivier Clerc, écrivain et philosophe)

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Pédagogie et monde virtuels : enfin un résumé sérieux !

Conférence Yann Minh 2 avril 2013

Bonjour. Il y a quelque temps, je vous parlais d’une expérience à venir portant sur le sujet « Pédagogie et monde virtuels ». Il s’agissait de la conférence donnée par Yann Minh le 2 avril dernier dans le cadre du cycle de rencontres Pédagogie et Formation sur Opensimulator que la plateforme MétaLectures accompagne cette année,

Depuis lors j’ai assisté comme prévu à ladite conférence, sans toutefois prendre la peine d’en rapporter ici de compte-rendu précis (me contentant d’une, euh, disons communication d’un genre… particulier 🙂 )

Or, je me suis rendu compte par la suite qu’une autre personne avait elle-même pris une telle initiative… Ma triste lacune étant comblée, tout va donc pour le mieux !

En effet, mon amie Yasmine Kasbi (à qui je tiens à rendre hommage, à la fois pour son sérieux et son humour) a publié un compte-rendu précis et circonstancié de l’événement sur  Le Blog SeriousGame.Be

Je vous invite chaleureusement à suivre le lien ci-dessus  pour en prendre connaissance si le sujet vous intéresse. Précision importante : dans le civil Yasmine est une auteure, blogueuse et web-rédactrice spécialisée dans le domaine des serious games. Sur un plan plus personnel, c’est pour moi une extraordinaire camarade de découverte, compagne de voyage dans l’univers fascinant des mondes virtuels, que nous explorons souvent de concert, en tâchant de nous encourager mutuellement… et ˗ précision non négligeable ˗ en riant beaucoup !

Par ailleurs, si vous souhaitez voir ou revoir le film intégral de la conférence (52’30), il vous suffit de cliquer sur l’image au début du présent article.

Bien à vous,

Bernard

Pédagogie et mondes virtuels

Pédagogie augmentée avec Yann Minh – Cliquez sur l’image pour afficher l’événement

Bonjour

Par les temps qui galopent, plus n’est besoin de prouver que la pédagogie est une chose bien trop sérieuse pour être confiée aux seuls spécialistes des sciences de l’éducation.

Dans cette perspective nous avons déjà évoqué ici à plusieurs reprises les ponts qu’il était possible (et même souhaitable) de jeter entre pédagogie et jeux, pédagogie et mieux-apprendre, pédagogie et développement personnel et même pédagogie et tartufferie pédagogie et sites de rencontres, ou pédagogie et humour !

Aujourd’hui il va être question de rapprochements entre pédagogie et… mondes virtuels !

Mais qu’est-ce qu’un monde virtuel, au juste ?

Rappelons qu’un monde virtuel est un monde créé artificiellement par un logiciel informatique et pouvant héberger une communauté d’utilisateurs présents sous forme d’avatars ayant la capacité de s’y déplacer et d’y interagir.

Jusqu’à il y a peu, je n’avais entendu parler des mondes virtuels que par le biais de «Second Life», dont j’avais entendu dire (comme tout le monde) qu’il s’agissait d’une espèce de monde parallèle dans lequel divers schizophrènes azimutés avaient l’habitude de se réfugier (alors que de nos jours, nous ne connaissons même pas notre voisin de palier, n’est-ce pas ma bonne dame ?) pour aller retrouver (hum, si on peut dire…) des asociaux de leur type. C’est sûr que dit comme ça, ça ne fait pas trop envie…

Sur le pont d’Avignon, on y danse, on y danse,
…et sur les mondes virtuels, on y donne des conférences !

Et puis il y a quelques semaines (mardi 19 février dernier), voilà que sans crier gare (…pourquoi l’aurait-il fait ?) mon ami Marco Bertolini m’invite à une conférence qu’il animait, avec pour sujet l’histoire de la pensée visuelle.

En cherchant à savoir où se tenait cette conférence, quelle ne fut pas ma surprise de constater qu’elle avait lieu dans… un monde virtuel !

Passé ma première surprise, j’ai voulu en apprendre plus, et voici ce que j’ai découvert : Il s’agissait en fait d’une conférence virtuelle proposé sur plateforme Open Simulator, dans la grille de Francogrid, sous la houlette de Métalectures. Pour s’y rendre, nous étions invités à emprunter notre viewer préféré, à savoir «Imprudence» (sic !).

Quel vélo ? Quel cheval ?…

En lisant tout ceci je me demandais si je n’étais pas plongé en pleine histoire d’Alice aux Pays des merveilles, et si, pendant qu’on y était, un lapin ou un raton laveur posté à l’entrée n’allait pas nous proposer un verre de sirop de lames de rasoir ou une louche de purée de scie à métaux… En d’autres termes, le moins que l’on puisse dire est que tout cela nécessitait quelques explications pour le profane que j’étais, et que je demeure encore sur bien des points. Ces explications, les voici donc :

OpenSimulator, souvent appelé OpenSim, fait partie de ces fameux mondes virtuels, dont l’ensemble fait partie de ce qu’on appelle parfois le Web 3D. Concrètement, OpenSim est un serveur open source utilisé pour héberger des mondes virtuels. Il est parfois présenté comme l’alternative libre de SecondLife.

Une grille est un petit bout de monde virtuel dans lequel on se balade en utilisant soit des noms de lieux soit des coordonnées altitude/longitude de type GPS. Lorsque plusieurs grilles parviennent à se connecter entre elles, on parle d’hyper-grilles.

FrancoGrid est une communauté francophone de passionnés des mondes virtuels qui ont créé une grille accessible dans le monde OpenSimulator.

MétaLectures est le premier environnement « web 3D immersive » conçu pour présenter, expérimenter et développer des solutions innovantes dans l’univers du livre et de la lecture francophones, et explorer de nouvelles formes de médiation autour du livre.

Imprudence est un viewer (semblable à un navigateur pour monde virtuel, si on veut, sauf qu’en plus de nous permettre de nous balader un peu partout il est conçu pour nous aider à piloter éventuellement les mouvements et le comportement de notre avatar, ainsi que mille autres choses autrement plus puissantes qui pour le moment me donnent le vertige) utilisé pour naviguer dans OpenSimulator, donc. J’ai appris par la suite qu’il existait un viewer plus perfectionné qui s’appelle Firestorm, mais je préfère vous prévenir qu’il est beaucoup plus gourmand en ressources, et si comme moi vous avez un PC « vieux tacot » (c’est-à-dire, en gros, de plus de six mois d’âge) mieux vaut ne pas se séparer de son Imprudence (c’est dingue, j’ai un mal fou à me faire à ce nom !).

Quand l’auteur de ces lignes se sent une âme de pionnier…


Armé de toutes ces infos (que je suis allé glaner tout seul comme un grand, en fouinant sur le net) je me suis équipé de mon… Imprudence, donc, et je me suis mis en tête de maîtriser un peu la bête, histoire d’avoir l’air un peu moins « bête », précisément, lors de mon « arrivée » sur les lieux (je crois que je vais arrêter de mettre des guillemets, j’imagine que ça doit irriter au plus haut point les aficionados 🙂 )

Par le truchement de mon avatar (que j’avais miraculeusement réussi à créer) je suis donc arrivé sur le lieu de la conférence quelques heures avant, pour y découvrir un super auditorium désert, mais extrêmement bien équipé (en même temps, vu que c’est du virtuel, je me disais qu’ils auraient tort de se refuser quoi que ce soit). J’ai ainsi pu découvrir qu’il y avait un écran géant (mais bon, vu les proportions de ma fenêtre ça revenait en gros à visionner une vidéo sur YouTube, ce qui est plustôt sioux à bien y réfléchir…), écran sur lequel une présentation avait été installée. En bricolant un peu j’ai fini par découvrir qu’il était tout à fait possible de faire défiler les slides de ladite présentation. Je reconnus d’ailleurs immédiatement la patte de mon ami Marco, et mine de rien je pus à cette occasion me familiariser tranquillement à l’avance avec ce dont il allait être question (cela constituait un genre d’ancrage, si on veut). J’ignore totalement si c’était fait exprès, mais qu’importe, le fait est là, et mérite largement d’être salué… et exploité !

Par la suite je suis sorti de la salle de conférences pour me dégourdir les neurones et tenter d’assimiler des rudiments de… appelons ça « pilotage d’avatar » (cela me rappelait les cours de conduite « pirate » de mes aînés tentant de m’initier au maniement automobile en terrain vague à l’époque des mes jeunes années). Le moment venu, à l’heure dite, j’avais bien l’intention de retourner dans la salle… pour assister bel et bien à la conférence en temps réel.

Une tranche de vie : le déroulement de ma première e-conférence (…comme participant)

Pour une surprise ce fut une surprise ! La salle était noire de monde, remplie d’avatars aux aspects et vêtements multiples, et parfois inattendus. Par exemple dans un des fauteuils il y avait une… euh, disons créature, en forme de fumée rose qui n’était pas sans rappeler le film d’animation Aladin…

A l’entrée de la salle je fus très gentiment accueilli par Khéops, une adorable avatarette qui semblait accueillir tout le monde… je trouvai (non sans difficulté) une place au dernier rang, et parvins enfin à m’asseoir.

Quelque temps plus tard le maître de cérémonies prenait la parole, remerciait tout le monde d’être venu, parlait des autres manifestations à venir, et présentait finalement Marco. Et moi dans mon (vrai) fauteuil en face de mon PC, je me pinçais pour me persuader que je ne rêvais pas !

Lorsque Marco prit la parole, je fus pris par son histoire, et peu de temps après, ma voisine de droite (dans la salle virtuelle) me demandait d’être son ami (…par le biais d’un tchat interne, oh et puis zut, je ne vais pas m’étendre sur tous les détails, vous n’avez qu’à essayer vous-mêmes après tout, si j’y suis arrivé, je suis tranquille que vous pouvez le faire aussi !).

J’acceptai avec joie, et par la suite je découvrais qu’il s’agissait d’une personne qui tout comme moi venait ici pour la première fois, et qui avait été amusée de mes essais maladroits et de toutes les vannes que je m’étais amusé à lancer par le biais du tchat interne. Depuis j’ai découvert que ma voisine était Yasmine Kasbi. Faites donc le pitre, vous ferez des rencontres magnifiques !

Conférence de Marco Bertolini dans l'univers virtuel MétaLectures

A la fin de la conférence, il y eut comme dans la vraie vie la traditionnelle série des questions du public, certaines se faisaient par tchat interne, d’autres en utilisant les microphones que beaucoup d’utilisateurs possèdent (ne serait-ce que par le biais de leur webcam…).

Ensuite, certains sont allés se réunir pour discuter (autour d’un endroit appelé point d’eau, ou quelque chose comme ça…). Pour ma part j’ai préféré m’éclipser, en suivant le cortège des avatars qui gravissaient lentement les marches de l’amphi et partaient en s’envolant (ah oui, parce que j’ai oublié de vous dire, on peut faire plein de choses en virtuel, y compris prendre son envol !).

Retour d’expérience (…à tête reposée)

Il me faut bien avouer aujourd’hui que je suis ressorti de cette expérience avec un sentiment étrange : celui d’avoir été immergé dans une extraordinaire machine à fabriquer des souvenirs. Aussi étrange que cela puisse paraître, mon souvenir de cette soirée est bien particulier, unique. Non pas de la manière dont on pourrait se souvenir d’un livre qu’on a lu, ou même d’une vidéo qu’on visionne… mais pratiquement comme un événement auquel j’ai vraiment assisté… participé ! Et je ne peux pas m’empêcher de penser à toutes les implications et possibilités que cela ouvre dans le domaine de la formation et de la pédagogie. Imaginez : il y avait dans cette salle une bonne cinquantaine de personnes venues du monde entier mais qui n’avaient pas quitté leur « home, sweet home » ! Et j’espère bien ne pas être brûlé en place publique si j’affirme que nous avons partagé ensemble des souvenirs très forts ! Quand je pense que le lendemain, sur France Culture (…qui n’est tout de même pas ce qui se fait de plus ringard) , j’entendais un présentateur nous annoncer sans rire dans son émission que tel participant au débat du moment se trouvait dans une ville distante mais qu’en gros ça le faisait quand-même grâce à « la magie des ondes », je me dis que décidément, le 21e siècle est une terre de contrastes, et surtout que nous ne sommes pas au bout de nos peines.

Un bémol (ou plutôt une inquiétude)

Voilà. J’ajoute que depuis lors j’ai le très net sentiment d’avoir mis ce soir-là le doigt dans un délicieux engrenage, et que les dimensions pédagogiques des mondes virtuels me semblent promises à un brillant avenir. Seul bémol, ou plutôt inquiétude : je me demande vraiment si le monde qui nous entoure est prêt à accueillir tout ça, en d’autre termes si tous ces gens si passionnés et si passionnants n’arrivent pas un peu trop tôt (auquel cas ils risquent d’être plus ou moins durablement ostracisés par les autres, sous l’air bien connu de « Je vous l’avais bien dit, ma pauv’ dame, ils sont pas comme nous ces gens-là… »).

…Pourquoi pas vous ?

Aujourd’hui je pense avec délectation à mardi 2 avril, d’abord parce que ce sera le jour de mon anniversaire, et ensuite parce que j’ai un rendez-vous à 21h30 sur Francogrid. Il s’agit d’une conférence consacrée au thème « pédagogie et mondes immersifs », ce qui, avouons-le, tombe tout simplement à pic !

Pour afficher les détails de l’événement il vous suffit de cliquer ici, ou encore sur l’image au début de cet article. Je vous en reproduis ci-dessous le descriptif :

Dans le cadre du cycle de rencontres Pédagogie et Formation sur Opensimulator que MétaLectures accompagne cette année, Yann Minh interviendra mardi 2 avril à 21h15 sur Francogrid – MétaLectures, sur le thème :

Pédagogie augmentée « Pratique d’une pédagogie dématérialisée à base de jeux vidéo et d’avatars dans les mondes persistants »

Depuis 2003 Yann Minh utilise les jeux vidéo dans un cadre pédagogique de grandes écoles pour enseigner l’histoire de l’art et des sciences, à l’aide de niveaux du jeu Unreal Tournament, de mondes persistants dans les open sims et Second Life et d’applications WEB 3D basées sur le logiciel Unity3D.

Dans cette conférence dématérialisée sur MétaLectures, Yann Minh décrira en détail les expériences et techniques pédagogiques dématérialisées qu’il a exploré, en particulier les techniques d’Ars Memorativa adaptées aux mondes dits virtuels, et aussi il montrera comment utiliser la version libre de son NøøMuseum, pour créer relativement facilement un espace 3D virtuel personnalisé, pour un projet pédagogique, pour des utilisateurs n’ayant pas de compétences en modélisation 3D.

Si cela vous dit, ou si vous êtes tout simplement intrigués, je vous invite à vous plonger, tout comme je l’ai fait, dans cet univers si étonnant. Pour tirer sur le petit bout de fil qui déroulera tout le reste et vous permettra de nous rejoindre, c’est très simple : il suffit de se rendre à l’adresse ci-dessous, tout y est expliqué (c’est d’ailleurs ainsi que j’ai moi-même procédé pour me mettre le pied à l’e-étrier !).

http://metalectures.blogspot.fr/p/pour-acceder-lile-3d-metalectures.html

Voilà. Bonne découverte et, je l’espère, à mardi prochain !

Bien à vous,

Bernard

PS : Depuis l’écriture de cet article, je me suis rendu au rendez-vous, puis fendu d’un… disons d’un compte-rendu assez particulier dans l’article d’après… 

PPS : Si vous êtes vous-même branché Mondes Virtuels et que vous décelez la moindre approximation, la moindre maladresse, petite ou grosse, voire une ou des inexactitudes dans les propos ci-dessus, je vous invite à laisser un commentaire. Après tout ils sont aussi faits pour cela !

PPS de dernière minute : à lire absolument, interview d’Arlette Fétat, auteur, scénariste BD, livrant ses premières impressions sur les mondes virtuels.

Alger, un livre, des musiques, et Hubert « comme là bas, comme avant »

Dans les années 80, j’avais un jour rencontré Hubert, un jeune homme d’à peu près mon âge, dans un tout petit coin du Centre Var ressemblant à s’y méprendre à ceux qu’on ne voit plus que dans un film de Pagnol. J’y avais des habitudes et venais y retrouver quelques amis. Je me souviens d’une après-midi où nous avions chanté et joué de la musique ensemble, Hubert et moi, au milieu d’une vingtaine de personnes, un très bon souvenir m’en était resté…

Bien plus tard, l’été dernier pour tout dire, je me promenais dans une grande surface spécialisée de ma région (en clair, la FNAC d’Aix-en-Provence) lorsque mon regard se porta sur un livre : « La petite fille qui venait d’Alger ».

J’ai été immédiatement attiré par l’objet, par le titre (…étant moi-même né dans cette ville). Le livre était signé Hubert Huertas, et j’ai cru reconnaître dans ce nom la personne de mon jeune camarade de chanson en compagnie des cigales… la 4e de couverture rappelait que l’auteur était également journaliste (c’est bien ça me suis-je dit, Hubert travaillait dans la presse écrite, au journal La Provence, à l’époque où je l’avais rencontré… et il me semblait bien l’avoir entendu causer dans le poste par la suite, sur France Inter puis France Culture, au cours des années qui ont passé à toute vitesse depuis lors).

J’ai donc fait l’acquisition de l’objet, et grand bien m’en a pris. J’ai – comment dire – pris ce livre en pleine figure comme un paquet de mer, qui m’a reconnecté avec tout un ensemble de sensations oubliées.

Je me suis même empressé de féliciter Hubert (après l’avoir retrouvé grâce à son site web). Nous avons même repris contact à cette occasion. Il est passé un samedi chez moi, et nous avons repris piano et guitare comme si de rien n’était, afin de pousser la chansonnette ensemble, et ce fut aussi sympa que la dernière fois ! Nous nous sommes d’ailleurs promis de renouveler l’expérience…au moins avant 2040…

Je vous recommande chaleureusement la lecture de son livre, cela va de soi.

LA PETITE FILLE QUI VENAIT D’ALGER

Dans ce deuxième roman sur l’Algérie, Hubert Huertas ne revient pas sur la guerre qui n’en finit pas, ni vraiment sur la séparation entre la France et l’Algérie, mais au contraire sur l’existence d’un pays tabou : La Françalgérie

Le thème : MARRE DE LA GUERRE !

Novembre 2010 : au moment où le narrateur achève le récit de cette histoire, on approche des cinquante ans de l’indépendance, une grande date de l’histoire collective, et partout l’Algérie fait la une de la France. L’Algérie ? Non, la guerre ! A lire tous ces écrits, à voir toutes ces photos, cette somme de livres, de reportages, de films, l’Algérie ne serait pas un pays mais une guerre jamais finie. Des bérets, des soldats, des souffrances et des haines. On dit même que cette guerre qui s’étale partout, à longueur de souvenirs, d’uniformes, de témoignages, de tortures, de massacres, cette guerre serait un tabou ! C’est rigolo comme concept, le tabou qu’on voit partout ! Aussi tabou que l’effigie de Staline à Moscou, pendant le stalinisme.

L’Algérie ne serait pas un pays comme les autres, avec des gens, des jeunes, des vieux, des amoureux, des malades, des génies, des crétins, un fond de l’air et des parfums. Pas un pays du vingt-et-unième siècle mais seulement un champ de bataille du vingtième. Ce pays c’est pourtant trois nations : L’ancienne colonie française, l’ancien colonisateur, et le mélange des deux, appelons ça la « Françalgérie », un pays sans frontières. Le vrai tabou n’est pas la guerre mais la Françalgérie, enfant bâtard, pelé, galeux, nation mise à l’index des deux côtés de la méditerranée, cachée comme une trahison, mais qui se promène dans les têtes et dans les rues, sous le soleil, de Dunkerque à Tamanraset. C’est dans ce pays que se faufile cette histoire.

L’histoire : UNE ADOPTION

« La petite fille qui venait d’Alger » raconte une adoption, donc une histoire intense. En 1997, les parents de la petite Sohane, une Algérienne âgée de 7 ans, sont massacrés par des terroristes. Son grand-oncle Omar, désespéré, appelle au secours l’un de ses amis d’enfance, Albert, et lui demande de recueillir l’orpheline, pour la mettre à l’abri, et l’éduquer en France.

Omar et Albert ont beaucoup rêvé jusqu’à l’âge de 20 ans, en 1962. Ils ont aussi combattu pour l’Algérie indépendante. Albert a même sauvé la vie d’Omar. En dépit des années et des déchirements intimes, ils ne se sont pas perdus de vue, mais restent convaincus d’appartenir à deux nations étrangères, dont les peuples se sont côtoyés de force, pendant cent trente ans, mais ne se sont jamais rencontrés. Omar est devenu pamphlétaire et auteur de théâtre, il se moque de son pays mais refuse de le quitter. Albert a écrit des ouvrages à succès sur la décolonisation, et dénonce le passé du sien. En 2010, après un voyage à Alger, la Petite fille va disparaître. Une fugue au bout du monde et à deux pas du périphérique, en banlieue. Sa recherche, par ses parents de Paris et son grand-oncle accouru d’Alger, va bousculer les habitudes et les idées reçues.

Pour la retrouver c’est eux-mêmes qu’ils devront découvrir.

Si vous le souhaitez, vous pouvez (grâce à la magie du net) entendre Hubert parler lui-même de son livre, ou accéder à la lecture ou à l’écoute de l’intégralité de ses billets politiques sur France Culture (tous les matins à 7h35).

Vous pouvez aussi visionner ci-dessous une interview qu’il a donnée dans le cadre de la semaine « Algérie, 50 ans après » qui est passée sur France Culture…

 

Peut-on éviter une mort par PowerPoint ?

Retranscription d’un article d’Anne-Caroline PAUCOT sur http://www.anticipedia.info/spip.php?article143



PowerPointite ou syndrome PowerPoint est un virus qui contamine tous les conférenciers et discoureurs. Il provoque chez leurs auditeurs bâillements, soupirs et autres symptômes caractéristiques d’une forte crise d’ennui. Rassurez-vous le pire est à venir.

Lorsque les orateurs des temps modernes mitonnent une présentation, avant de penser aux contenus, ils pensent au contenant et sortent leur casserole fétiche : le logiciel Powerpoint. Avec lui, pas besoin de se gratter les méninges pour imaginer une recette originale. La préparation, étayée par quelques transparents sera assez solide et consistante pour nourrir les esprits de leurs futurs auditeurs.

Lorsqu’on s’interroge sur leur inébranlable confiance dans ce logiciel, les tombés dans des barils de psy pensent qu’elle est à mettre sur le compte de son appartenance à une suite (la suite Office de Microsoft). Suggérant l’existence d’un palace, elle met du luxe dans l’esprit de l’utilisateur et lui fait croire que, en l’utilisant, il peut pénétrer dans cet univers !

Lire la suite…

Shakespeare (encore), Vérone, Schmitt et le Club des Juliette

Juliette (attendant Roméo ?)

Juliette (attendant Roméo ?)

L’article précédent évoquait la mémoire de Shakespeare, ravivée par des anglais sur les ondes de la BBC à l’occasion… du premier avril dernier.

Le hasard a voulu que je tombe quelques jours plus tard sur un texte d’Éric-Emmanuel Schmitt, texte qu’on peut trouver à la fin de son dernier recueil de nouvelles intitulé « Concerto à la mémoire d’un ange ». Ce texte relate une anecdote intéressante à propos de Juliette, celle de Roméo, héroïne du même… Shakespeare.

Lisez plutôt :


À Vérone […] dans la première moitié du XXe siècle, un jardinier s’occupait d’entretenir le cimetière où se trouve le mausolée de Juliette. Les touristes venaient regarder sa tombe, les amoureux venaient s’y embrasser, et les malheureux y pleurer. Ému par les scènes auxquelles il assistait quotidiennement, le jardinier dressa des oiseaux pour que ceux-ci, à son ordre, viennent se poser sur l’épaule des âmes en peine, puis leur donnent, d’un coup de bec furtif, un baiser. Ce phénomène plut, intrigua, et, petit à petit, des lettres parvinrent du monde entier pour demander à Juliette des conseils amoureux.

Le jardinier prit l’habitude d’y répondre de sa belle plume en signant Juliette.

Lorsqu’il mourut, dans les années cinquante, les enveloppes continuèrent à s’amonceler avec, comme seule adresse, cette mention: «Juliette, Vérone, Italie». Certains Véronais décidèrent de perpétuer cette pratique et ils créèrent le Club des Juliette, un groupe de sept femmes qui rédigeraient des lettres à l’intention des malheureux ou esseulés exposant leurs problèmes.

Hier soir, j’ai rencontré les sept Juliette d’aujourd’hui, des intellectuelles, des psychologues, des sociologues, des avocates qui correspondent avec des condamnés à mort du Texas ou un gardien de phare en Chine …

Étrange Vérone que les Italiens ont construite et qu’un anglais, Shakespeare, a rendue célèbre …


Concerto à la méméoire d'un angeConcerto à la mémoire d'un ange
Eric-Emmanuel Schmitt
Albin Michel, 2010
ISBN : 2226195912, 9782226195913

Poisson d’avril original : la BBC a affirmé que Shakespeare était français

source : voila.fr

William Shakespeare (1564-1616), un des piliers de la littérature anglaise, serait en fait français, affirme jeudi la BBC dans un des nombreux poissons d’avril noyés dans les médias britanniques.

William Shakespeare

William Shakespeare : le meilleur d'entre nous ?

Mary Shakespeare, née Arden, la mère du poète et dramaturge, se serait en fait appelée Mary « Ardennes », du nom de la forêt du nord de la France, a affirmé sur le ton le plus docte un soi-disant « expert » sur les ondes de la BBC.

Les députés de l’Assemblée nationale française ont « lancé une enquête », ajoute la BBC qui cite notre ancien ministre de la Culture, Jack Lang, lequel affirme « se réjouir d’apprendre que Shakespeare est français ».

L’ancien ministre estime que la révélation ne fait que « confirmer ce que certains experts français pensaient déjà ». « Nous étudions comment honorer ce grand dramaturge. Bien entendu, nous avons Racine et Molière mais nous allons faire de la place pour lui dans notre Panthéon national des grands auteurs », a assuré − dans la langue de Shakespeare − notre « good old Jack » à nous  sur les ondes de la station BBC Radio 4.

Par la suite, la BBC a indiqué à l’AFP qu’il s’agissait bien d’un poisson d’avril et que ce bon M. Lang avait volontairement pris part à la plaisanterie.

Toujours dans la série des « april fools », Le Guardian a de son côté publié un article affirmant que le Parti travailliste a décidé de se servir de « la réputation » du Premier ministre Gordon Brown d’être « colérique » dans une campagne d’affichage à l’approche des législatives attendues pour le 6 mai.

Une photo montre un Gordon Brown au visage méchant lançant à son rival conservateur David Cameron « Viens te battre, snobinard ». L’article est signé « Olaf Priol », anagramme d' »April Fool » (poisson d’avril).

Un missile découvert dans un fossé près de Bourges

Photo d'un missile Mistral

Vu de loin on dirait un peu un stylo...

Source : AFP pour Voila.fr

France 17/02/2010 10:23

Un missile Mistral récent et non-explosé a été découvert mardi par un promeneur dans un fossé aux abords d’un village des environs de Bourges, selon une information parue mercredi dans le Berry Républicain.

« Une enquête de gendarmerie a été diligentée pour déterminer d’où vient ce missile, de quel type exact il est, depuis quand il est dans ce fossé et s’il est toujours actif », a indiqué un porte-parole du ministère de la Défense.

Le missile a été découvert près de la localité de Sainte-Thorette, à 15 km au sud-ouest de la capitale berrichonne.

Missile sol-air ou air-air de courte portée propulsé par un moteur, le Mistral mesure environ 1,80 m et pèse une vingtaine de kilos.

Il est assemblé à Bourges par MBDA, filiale du groupe européen d’aéronautique et de défense EADS.

Cette société, qui dispose également d’un centre d’études et d’essais de propulsion dans la région, a indiqué mercredi ne pas souhaiter communiquer à ce stade sur ce dossier.

Le maire de la localité, Emmanuel de la Fouchardière, s’est pour sa part dit interloqué par cette découverte. « Comment peut-on perdre un tel engin? »,  s’est-il interrogé.

Le cerveau humain ne peut pas gérer plus de 150 amis à la fois

Chat de Geluk devant son ordiOn ne peut pas être ami avec tout le monde !!

Lu dans La Tribune de Genève du Vendredi 5 Février 2010 le cerveau humain ne peut pas gérer plus de 150 amis à la fois !
C’est la conclusion d’une très sérieuse étude d’un professeur d’Oxford : Robin Dunbar, c’est son nom, s’est penché sur les réseaux sociaux, en particulier sur Facebook et affirme que posséder plus de « 150 amis » est ingérable… Le néocortex du cerveau, dit-il, n’a pas la capacité de faire au-delà, il ne peut pas entretenir un lien social avec plus de 150 personnes…

Quand les policiers anglais rivalisent d’amabilité, ou encore utilisent leurs boucliers pour faire de la luge

étonnants bobbies...


Décidément, les policiers anglais sont pour moi une éternelle source d’étonnement. Déjà, en 1974 (eh oui, ça ne date pas d’hier !), alors que je me rendais à un immense festival de musique dans la ville de Redding en compagnie de mon copain Yves, deux d’entre eux nous avaient demandé de vider le contenu de nos sacs sur le quai de la gare, sans doute influencés par nos mines aussi hirsutes que bronzées, puis encouragés dans leurs soupçons par le lieu de résidence figurant sur nos passeports (Marseille !). A la fin, n’ayant rien trouvé de spécial (comme quoi il ne faut jamais se fier aux apparences), ils se sont mis en devoir de tout ranger eux-mêmes dans nos sacs respectifs, cherchant visiblement à tout remettre à sa place, avec une maladresse touchante et un sens louable de l’effort (il faut dire qu’à l’époque, faire mon sac consistait pour moi à y entasser mon linge en boule, sans forcément distinguer le sale du propre…). Au moment de nous quitter, ils nous ont rendu nos passeports avec un grand sourire, l’un d’entre eux poussant même l’amabilité au point de nous adresser quelques mots dans notre langue maternelle, en nous appelant très gentiment par nos prénoms (« Au revouâââr Yvèssss, au revouâââr Beuuuurnrâârd ! »). Je me suis dit alors que je voulais bien être interpellé par de tels personnages tous les autres jours de mon existence si nécessaire… bonjour le contraste avec nos pandores nationaux, ou du moins ce que j’en avais aperçu. Du même coup, les « bobbies » étaient devenus dans mon imaginaires des gens particulièrement étonnants, dans le bon sens du terme… Ce souvenir m’est tout récemment resurgi à la figure lorsque j’ai consulté aujourd’hui l’étonnant article retranscrit à partir de  20 minutes.fr

Que faire de son bouclier anti-émeute quand il neige et surtout qu’il n’y a pas d’émeute? Afin de rompre leur ennui et s’amuser un peu, des policiers britanniques avaient trouvé la solution en l’utilisant comme luge pour dévaler une pente enneigée ! Sauf qu’ils ont essuyé un blâme jeudi après que des images, filmées par un passant, aient fait le tour de l’Internet. Leur supérieur hiérarchique, le commissaire Andrew Murray, n’a pas vraiment apprécié cette utilisation détournée de leur outil de travail: «J’ai parlé aux policiers concernés et je leur ai rappelé sur un ton qui ne souffre aucune indulgence que faire de la luge quand on est en service, avec un équipement de la police et aux frais du contribuable est une très mauvaise idée s’ils ont l’intention de faire carrière sous mon commandement.»
«N’oublie pas de sourire, quoi qu’il arrive» Sur la vidéo, on voit les policiers au pied d’une petite colline, proche d’Oxford. L’un d’eux, qui se juche sur son bouclier, conseille alors à un collègue de «s’agripper aux sangles». Le policier s’exécute, se faisant hisser au sommet de la pente par un confrère qui immortalise l’instant sur la caméra de son téléphone portable. «N’oublie pas de sourire, quoi qu’il arrive», lui lance-t-il.
Le lugeur en uniforme dévale alors la colline, sous les éclats de rire de trois collègues.

Les grands cons qui font tenir leur parapluie par les autres.

Pour faire simple, je n’irai pas par quatre chemins pour déclarer tout à trac que j’adore écouter Stéphane Guillon sur France Inter le matin (vers 7h53). Quand je le rate, je m’efforce d’aller retrouver ça sur le net (Franceinter.com, c’est très facile à trouver, il suffit de chercher la rubrique « Vidéos »).

C’est ce que j’ai fait aujourd’hui… mais aujourd’hui, ah mince, c’est vrai, le vendredi c’est pas lui… avant, le vendredi on avait droit à Philippe Val, c’était très bien aussi… mais il a été appelé à de plus hautes fonctions dans la maison, du coup il est remplacé depuis par François Morel.

Ce matin, donc, j’ai raté la chronique de Stéphane Guillon, et sur le net je suis tombé sur celle de… François Morel. Il nous parlait… du parapluie d’Angela Merkel, et de fil en aiguille, de ceux qui se croient malins de ne pas tenir eux-mêmes leur parapluie (suivez son regard). Eh oui, y’en a des pour qui « faire simple », c’est vraiment pas leur truc…

Irrésistible ! Jugez plutôt :


Post Scriptum : Coincé entre ces deux mastodontes (Guillon et Morel), le jeudi à la même heure il y a Didier Porte. Je l’apprécie beaucoup également. Oui, bon, ça ne vous aura pas échappés, j’apprécie tous ces humoristes, et alors ? C’est tout à l’honneur de France Inter, que je considère comme un des derniers espaces de liberté, de simplicité (eh oui !) et de franche rigolade à l’occasion. Dans cet espace, donc, je trouve qu’il fait bon laisser traîner ses oreilles en sachant par avance qu’on échappera tout aussi bien aux chipotages des cultureux assommants et coincés qu’aux flatulences consternantes des pétomanes et autres comiques troupiers qu’on entend largement par ailleurs.

Rallye de véhicules solaires en Australie…

Rallye de véhicules solaires en Australie

Vision de science-fiction...

Plus d’une trentaine de voitures solaires ont quitté Darwin (Northern Territory), samedi 23 octobre dernier, pour parcourir les 3000 km qui les séparent du sud du continent et d’Adélaide, capitale du South Australia. Au programme : une course à travers des terres ocre parcourues de kangourous et autres marsupiaux qui peuplent les immensités du bush. Le Global Green Challenge est considéré comme la plus prestigieuse compétition internationale de véhicules solaires. C’est l’occasion de tester et de mettre en valeur des prototypes qui permettront peut-être d’élaborer les voitures de demain.

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